vendredi 12 avril 2013

TROIKA 1 et 2 QUEL BILAN?


Loin de tout parti pris, j’ai voulu faire un point d’un mini bilan de la troïka 1 et 2
-       ANC : Alors qu’ils s’étaient engages a la terminer en une année, nous voilà parti pour au moins deux ans. De plus, cette constitution risque de ne pas rencontrer l’adhésion nécessaire a l’ANC et serait susceptible de passer par un referendum
Le Président de l’ANC supposée être la personnalité la plus importante pendant cette phase transitoire, a été la personne la plus éteinte et n’a pas du tout jouer son rôle en n’établissant pas un retro planning des travaux de l’ANC, ce qui a eu pour conséquence l’entretien du flou.
Ce même Président semblait très fébrile et ne traitait pas tous les blocs parlementaires de la même sorte donnant très souvent l’impression d’être commande par un Sahbi Atig ou de temps a autres par un Habib Khedher.
Son sport favori a été de couper la parole aux députés progressistes, accentuant ainsi la crise entre lui et eux et l’amenant in fine a ne plus présider les séances plénières sauf en des occasions assez rares
-       Présidence : Le Président provisoire  a commence des son premier discours a
diviser les tunisiens et a continue en ce sens. De même qu’il ne rate pas une seule occasion a chaque fois qu’il se trouve a l’étranger d’insulter ses opposants. Le Président provisoire est d’avantage le Président de la troïka que celui de la Tunisie.
Ce Président pourtant a pouvoirs très limites, a garde le même budget que celui de Ben Ali et s’est avéré trop dépensier.
Aujourd’hui les tunisiens ont de plus en plus l’impression que ce Président se soucie peu de l’indépendance de son pays au profit d’une main mise du Qatar sur les institutions et sur l’autonomie de la Tunisie. Il est vrai qu’il n’est pas seul en cela, puisque les membres du gouvernement se comportent de la même manière
-       Justice : La justice se pratique un peu a la tête du client. Le laisser aller vis a vis des violences dont ont été l’objet les artistes, les journalistes et autres personnalités de la société civile a accentue ce sentiment d’impunité et renforcer la loi de la rue amenant beaucoup a s’autoproclamer justicier a la place de la justice et on notera dans cette catégorie en particulier les Ligues de Protection de la Révolution et les milices de Ennahdha
L’affaire de Sami Fehri dont toutes les juridictions ont demande la libération mais qui pourtant demeure en prison a accentue le sentiment de non confiance en la justice et en son indépendance
La justice transitionnelle, elle, tarde a voire le jour et a sa place on va faire passer la loi « d’immunisation et de protection de la révolution »
Certains de ceux qui ont tue ou ordonne les tueries de la révolution continuent a circuler librement, pire, certains d’entre eux ont pu bénéficier de promotions
Les snipers pourtant une réalité, sont en train de devenir une légende inexistante
-       Gestion des tués et des blesses de la révolution : A ce jour, la liste n’a pu être   
dressée, mieux, les blesses de la révolution ont été malmenés et agresses plus d’une fois et a ce jour ils continuent a réclamer et a se plaindre. Les snipers
-       Sécurité et intérieur : Plusieurs affrontements armes ont eu lieu entre des bandes terroristes et les forces de l’ordre, des caches d’armes ont été découvertes, la facilite d’octroi sur le marche d’une arme, les postes de police qui continuent a être incendies… donnent au citoyen, qui préfère se cloitrer chez lui le plus tôt possible le soir, l’impression de ne pas être en sécurité
La politique du deux poids deux mesures qui a accentué ce sentiment d’impunité pour les uns, l’arrogance dans le discours des dirigeants de la troïka et le soutien indéfectible que cette troïka donnait aux LPR ont mené d’une manière directe ou indirecte au premier assassinat politique du pays depuis Farhat Hached
Aussi, la police incapable de gérer le mécontentement de la population qui exige son droit a manger et a la dignité, n’a pas trouve mieux que de lui tirer dessus a Seliana usant de la chevrotine et d’une violence inimaginable dans la Tunisie de l’après 14 Janvier
Cette même police a maté de manière exceptionnellement agressive avec le soutien d’une milice clairement identifiée une manifestation pacifique le 9 Avril 2012
-       Culture : Les artistes n’ont pu exprimer librement leur art et on se souvient de ces attaques de salafistes pour les hommes de théâtre a l’Avenue Habib Bourguiba, ou l’attaque par ces même salafistes de l’espace Al Abdellya pour un tableau imaginaire amenant les 3 Présidents sont les deux « laïcs » Ben Jaafar et Marzouki a parler « d’atteintes au sacré « sans même comprendre de quoi il s’agissait. Le ministère de la culture disposant par ailleurs peut être du budget le plus faible que ce ministère a obtenu depuis l’indépendance, budget encore réduit dans le budget de l’état de 2013 au profit de l’augmentation du budget du ministère des affaires religieuses
-       Affaires étrangères : Ce ministère a été géré de manière calamiteuse avec comme première décision la rupture unilatérale et impulsive de nos relations avec la Syrie. Je passerai sous silence la personnalité du Ministre des Affaires Etrangères et sa méconnaissance totale de la géographie
-        Economie : L’inflation n’a cesse de croitre, de même que le déficit budgétaire.  Toutes les agences de notation nous ont déclassées et ont déclassées nos banques. L’Etat en quasi faillite n’a cessé d’emprunter a droite et a gauche, jusqu'à finir, pour cause de non crédibilité vis a vis des institutions financières,  a demander l’assistance de la Banque Mondiale qui dans une première approche a refuser de prêter a la Tunisie pour cause de mauvaise gouvernance, manque de transparence empêchant, les investisseurs a venir en Tunisie, augmentation du déficit budgétaire et mauvaise qualité des actifs du pays
-       Libertes, politique, social, éducation… : Le gouvernement de la troika tarde a mettre en application les articles 115-116, a mettre en place l’ISIE, les hautes instances indépendantes pour l’audiovisuel et de la justice. Ce même gouvernement tente de mettre la main sur les medias et une infinité de procès sont intentes contre les journalistes.
La gestion des catastrophes naturelles comme la neige et les inondations est calamiteuse
Le Haj a été géré de manière désastreuse
Les coupures d’eau et d’électricité sont devenus monnaie courante, comme jamais dans l’histoire du pays
Le dialogue entre le gouvernement et l’opposition est quasi absent. Pendant toute la durée de sa gouvernance, Hamadi Jebali n’a convoque l’opposition qu’a une seule reprise et le dialogue initie par l’UGTT a été boycotté par Ennahdha et le Cpr

Je n’ai fait qu’énumérer et de manière très sommaire ce qui se passe au sein de la gouvernance de la troika en omettant de parler de la fuite du bac ou  de bien d’autres évènements d’importances diverses

J’ai cherche un brin d’optimisme, j’ai cherche a trouver quelque chose de positif dans l’action des gouvernements de la troika 1 et 2, mais très sincèrement je n’ai rien trouvé

Karim BARKETALLAH