mardi 17 octobre 2017

Mise au point

Mise au point :
Depuis 2011, je me suis engagé très fortement pour la chose publique
Mon engagement a fait que j’ai porté des commentaires et des avis parfois violents à l’encontre de politiques en fonction.
Mes prises de position n’ont jamais été personnelles.
Beaucoup ou presque tous ceux  que j’ai eu à critiquer sont par ailleurs des connaissances ou des personnes avec lesquelles j’ai mené un combat politique ou un combat pour les libertés, hormis les islamistes et ceux du CPR et dérivés avec lesquels je ne partage rien.
Certains de mes coups de gueules, ont heurté la sensibilité de ceux que j’ai critiqué et ont surtout heurté la sensibilité de leurs proches.
Je tiens à préciser, que j’ai toujours tenté de m’attaquer à la fonction et pas à la personne.
Le fait que mes publications aient une grande portée, ce que j’écris peut en effet aller au delà de ce que je pense.
Je n’ai fait que m’engager par amour pour ma patrie et car je tiens à la réussite de notre processus démocratique aujourd’hui en grand danger.
Que ceux, et en particulier les proches de ceux que j’ai pu heurter, trouvent ici l’expression de ma parfaite considération de leurs ressentiments et qu’ils comprennent que je n’ai rien contre ceux que je critique.
Je continuerai à le faire, avec certes davantage de mesure, de réserve et de pragmatisme.
Ma plume est libre.
Mon verbe est libre.
Respect je me dois d’avoir pour ceux que je critique .
Vive la Tunisie.
Et bonne réussite à notre processus démocratique

vendredi 13 octobre 2017

L'essentiel de l'intervention de Youssef Chahed du 12 Octobre 2017

L’essentiel de l’interview de Youssef Chahed avec Myriam Belkadhi (qui a bien conduit son interview. Elle a tellement bien conduit l’interview qu’elle a décrispé Chahed au fur et à mesure de l’entretien)
- nous avons donné des instructions claires afin de déterminer les responsabilités dans l’accident de l’embarcation qui s’est faite heurté par le bateau militaire 
- le gouvernement d’union nationale est le fruit d’une réflexion qui a constaté notre réussite dans le processus démocratique mais l’échec du processus social et économique 
- notre programme à un double objectif . Pousser la croissance et entamer les réformes avec un nouveau modèle de développement . La politique c’est une vision, des chiffres, des objectifs et des résultats 
- pour atteindre les objectifs que nous avons présenté nous avons besoin d’une triple stabilité, sécuritaire, sociale et politique 
- nous avons établi un programme qui nous permet de nous dégager du FMI à l’horizon 2020. Si nous réussissons notre programme nous emprunterons moins et réduirons les déficits
- je suis étonné du comportement de présidents de partis qui parlent d’une loi des finances qu’ils n’ont pas vu 
- il n’y aura pas de pression fiscale supplémentaire mais une orientation différente de la fiscalité dans un objectif d’une meilleure équité 
- l’économie de rente doit contribuer davantage dans l’économie. Nous avons des entreprises qui ne payent que 70 DT d’impôts par an. Nous allons limiter la taxation forfaire 
- nous devons rétablir la justice sociale . Que chacun ait les mêmes chances d’accès à la santé, le logement ..
- nous allons réduire les autorisations pour que les gens travaillent et investissent , pousser davantage les PPP avec une sorte de titre III de l’ordre de 5.2 millions de dinars 
- nous allons limiter les subventions . Le sucre par exemple, le carburant pour les yachts . Nous devons orienter la compensation vers ceux qui en ont besoin
- les déficits des caisses sociales sont importantes et nous nous attelons à les réduire par des mesures concrètes 
- nous allons établir la carte de la pauvreté afin de mieux orienter les subventions 
- nous allons nous désengager de certaines entreprises publiques 
- les moteurs de la croissance sont l’investissement et l’export. Tout tunisien qui crée des entreprises et crée de l’emploi n’importe où dans le pays, sera exonéré d’impôts pendant 3 ans 
- toute entreprise qui emploiera des jeunes dans les régions défavorisés sera exonérée des cotisations sociales 
- nous allons accompagner les entreprises qui ont besoin de se restructurer afin qu’elles ne ferment pas 
- nous ne pouvons arrêter l’importation, nous entreprenons des mesures pour la limiter, ce dont on a besoin c’est l’exportation 
- nous allons mettre l’entreprise exportatrice au cœur de notre projet économique 
« - petit clin d’œil à Hamma Hammami « 
- nous sommes le seul gouvernement qui est en train de combattre la corruption . Nous n’arrêtons pas cette guerre . Pas plus tard que hier nous avons arrêté 14 hauts cadres. Nous ne reculerons pas dans notre guerre contre la corruption. Nous avons mis les moyens pour cela et pour les juges et par des lois et par une plus grande proximité de la justice du citoyen. Nous allons procéder à la digitalisation de l’économie 
- nous allons poursuivre la mafia. Nous avons arrêté les caïds mais les autres vont suivre. Nous irons les chercher 
- nous ne ferons pas marche arrière. C’est soit l’état soit la corruption. Nous avons fait notre choix 
- nous devons composer avec le système politique que nous avons. 
- les partis politiques se doivent d’être plus proches du citoyen partout dans le pays. Je rencontre assez souvent les partis politiques afin qu’ils soient informés et soient des relais dans les régions 
- j’ai d’excellentes relations avec le président de la République. Je le consulte assez souvent vu son expérience politique. Je suis un chef du gouvernement qui exerce ses prérogatives dans le cadre dans la constitution 
- Mehdi Jomaa n’a laissé aucun programme sans quoi on ne serait pas aujourd’hui dans les bras du FMI
- À ce jour la classe politique et en particulier l’opposition, n’a rien proposé de constructif . Nous voulons une classe politique différente et un discours différent 
- je voulais que les municipale se déroulent en 2017. J’ai mis tous les moyens pour ce faire.
- le congrès de Nidaa Tounes est une bonne chose . J’espère qu’il sera bien organisé . Je ne pense pas être candidat. Je suis pris par mon travail 
- concernant l’affaire du « bisou » je ne veux commenter une décision de justice . Par contre il y a des lois relatives aux libertés individuelles que nous devons revoir 
- aux membres de mon gouvernement je dis nous n’avons pas le droit de reculer. Je le leur ai dit. Ils doivent prendre des décisions et aller sur le terrain 
- à l’opposition et la classe politique en général je dis , soyez davantage responsables 
- au peuple tunisien je dirai que la situation est certes difficile mais nous devons rétablir la culture du travail. Le pays possède ce qu’il faut pour se redresser, la femme, les cerveaux .... l’avenir ne pourra qu’être pour nous
#Go_Jo

mardi 22 septembre 2015

Interview de BCE sur NESSMA Tv

INTERVIEW DE BCE SUR NESSMA
J'ai pris l'habitude de relater les interviews de nos dirigeants politiques. Voici ce qui a été dit 

- UGTT : la paix sociale sera établie car l'UGTT est un syndicat nationaliste et responsable. Il est tout autant responsable que tous de la situation du pays. Il insiste pour dire que cet accord est historique et que malgré ce qu'il coute a l'Etat, il n'est rien devant le retour au travail et a la valeur travail
- LOI SUR LA RECONCILIATION ECONOMIQUE : Ce projet sera débattu a l'ARP qui peut le modifier ou le refuser. Le projet ne reviendra pas a la Presidence pour le modifier. C'est l'ARP qui fera ce travail. C'est le véritable contexte destourien pour débattre des lois. A ceux qui disent que ce projet est anti-constitutionnel, je les renvoi a Farhat Horchani, Ghazi Gherairi, Belaid... qu'on a consulte et qui ont tous affirme que le projet était constitutionnel et ne s'opposait pas au projet de l'IVD qui est une instance légale et non constitutionnelle. Ceux qui s'opposent a la loi ont des opinions. La loi a été faite car la situation economique du pays est très mauvaise. Nous devons changer cette situation en attirant les investissements extérieurs et locaux. Les investisseurs étrangers ont besoin d'une administration efficace et réactive. Ce projet dédouanerait environ 10.000 fonctionnaires de l'état qui ont travaille en faveur de la corruption sans en bénéficier. Ceux qui ont mis la main dans les caisses de l'Etat doivent rembourser l'argent pris + 5% de la valeur estimée par année. Ceux qui seront volontaires et se présentent devant la commission seront concernés par l'amnistie. Les autres iront devant les juges . Ceux qui ont des dettes envers les banques ne seront pas dédouanés et devront payer ce qu'ils ont emprunté.  Beaucoup  refusent le débat au sein de l'ARP et il faut se demander si ces gens sont démocrates préférant le débat de la rue. Les gens qui veulent manifester dans la rue, sont dans leur droit.
- SITUATION SECURITAIRE : Nous n'avons pas la culture nécessaire pour combattre le terrorisme. Nos moyens sont limites . La cohésion sociale contribue a combattre le terrorisme. Vu nos moyens limites, nous nous appuyons sur l'aide de nos pays amis dont les USA qui, entre autres, nous a consacre 500 millions de $ pour cautionner nos prêts
- RELATION AVEC LES EMIRATS ARABES UNIS : Il n'y a pas de crise avec les Emirats. Ce pays est dans son droit de refuser les visas. C'est une affaire de souveraineté nationale. Il n'est pas vrai que les EAU ait demandé a BCE de ne pas s'associer a Ennahdha pour gouverner. Nos relations avec les EAU sont bonnes. Je suis pour l'indépendance des choix de la Tunisie. Nos relations avec les pays du Golfe et l'Egypte n'étaient pas bonnes. Nous les avons rétablies. Il dément totalement la convocation par un juge tunisien de l'Emir des EAU.
- LIBYE : Aucun accord n'a été signé a ce jour a Skhirat (Maroc) entre les différentes parties Libyennes. Nous n'avons pas reçu les protagonistes Libyen en Tunisie car nous ne sommes assurés du résultat et que nous tenons a garder nos relations correctes avec toutes les parties Libyennes. Lorse que nous penserons que les conditions sont réunies pour trouver un accord entre les parties Libyennes, nous ouvrirons notre pays aux négociations. Les Libyens doivent trouver une solution entre eux et refuser les ingérences. La Libye est menacée de division ce qui serait catastrophique et pour eux et pour nous. 
GOUVERNEMENT DE HABIB ESSID : Essid est un bon choix. Il a toujours été au niveau des responsabilités qu'il a assume. Dans le contexte actuel, Essid est le meilleur choix. Il connait l'administration. Il a constitue un gouvernement issu de plusieurs partis. Ceci est un handicap car il a besoin de l'accord des partis qui composent son gouvernement. Une note d'orientation a été mise en place. La situation est difficile et les moyens limités. Essid est un politique non encarté. Il conduit sa barque avec toutes les difficultés et l'adversité de ceux qui veulent faire chuter son gouvernement. Pour BCE, Essid est le meilleur choix, il ne pense pas qu'il y ait un profil au sein de Nidaa Tounes capable d'assumer la fonction.Il ne pense pas qu'il y aurait un remaniement ministériel. 
ENNAHDHA :Ennahdha est un parti qui a été choisi par le peuple. Nous aurions pu faire un gouvernement sans Ennahdha mais elle n'aurait pas eu la majorité pour gouverner. On ne gouverne pas avec les états d'ames mais en tenant compte de la réalité du pays pour éviter les confrontations. 
L'islam et la démocratie ne sont pas contradictoires quand on parle de la Tunisie . Nous en avons la preuve dans notre pays. Ennahdha n'a pas d'avenir s'ils ne sont pas nationalistes
Personne n'héritera BCE, seule a prochaine génération l'héritera . C'est mon souhait

mardi 4 août 2015

DESILLUSION

J'ai tendance a vouloir cesser de parler politique, cesser de critiquer et suivre les choses les plus simples de la vie. Alors je me suis dit que je me retrouverai en train de critiquer les tunisiens qui sont boulimiques dans les hôtels, ceux qui se lavent sur la plage ou encore ceux qui utilisent les voitures de l'administration pour transporter du foin ou encore en train de critiquer la déclaration ridicule d'un responsable de la STEG qui affirme que les coupures de courant sont dues au fait que des tunisiens volent du courant électrique
Ma desolation n'est pas de voir le pouvoir d'achat baisser ou la crise economique s'accentuer, ma plus grande désolation c'est de voir combien nous sommes médiocres et que nous nous tirons mutuellement vers le bas
Aller au restaurant est devenu infect, emmener son enfant dans un parc de loisir, est l'opposé de la distraction
Regarder un train express roulant de Tunis a Sousse avec la portière ouverte me déprime, voir les gens ne plus nettoyer devant chez eux m'horripile,...
Je suis devenu casanier et réfléchis beaucoup avant de répondre a une invitation
La révolution est pour moi une désillusion, non pas pour son cote politique ou securitaire, mais parce que je m'attendais a ce que le départ de Ben Ali transformerait l'avenue bourguiba en un vaste champ culturel ou jeunes artistes viendraient y jouer en contre partie d'une pièce que leur donnerait les passants, je m'attendais a ce que nos murs hideux soient transformées en belles oeuvres d'art de la part de ces jeunes pleins de talent
Je pensais que nos préoccupations allaient se tourner vers comment améliorer notre cadre de vie, que nous nous attaquerions au promoteurs immobiliers qui ne respectent pas les cahiers des charges en ne créant pas des espaces verts et des aires de jeux pour les enfants au sein de leurs projets, je pensais que nous allions nous attaquer au confort de nos transports en communs, au civisme et a la valorisation de la notion de citoyen
Je pensais que nos jeunes allaient se mettre a créer des projets et que l'innovation l'emporterait.
Il est indéniable que la révolution nous a apporte la démocratie, que nous tenons des élections libres et transparentes et que nous nous exprimons sur tous les sujets
Mais jamais je n'aurai pense que la révolution nous amènerait a nous juger les uns les autres sur nos tenues vestimentaires et sur le degré de notre croyance en la religion.
Long et fastidieux l'exercice, et pourtant quel choix y-a-t-il que celui de continuer a y croire dans cet environnement de plus en plus médiocre chaque jour encore plus

dimanche 26 juillet 2015

Coup de gueule

Un petit message aux donneurs de leçons et en particulier, Francais 
La Tunisie est l'un des rares pays au monde arabe et musulman a avoir consacré une véritable démocratie 
L'ensemble de ses institutions sont élues démocratiquement et sans la moindre contestation de la part des perdants

Le peuple, malgré certaines différences idéologiques et de mode de vie, arrive à vivre en intelligente entente
Nous subissons le terrorisme et nous le combattons tous
Notre liberté, nous l'avons obtenu au prix du sang et des larmes
Notre constitution, nous l'avons écrite au prix de grandes mobilisations de rue et l'assassinat politique de deux parmi nos plus grands militants.
Alors si nous votons une loi contre le terrorisme, avec une énorme majorité de nos élus et sans aucun refus, si nous y consacrons la peine de mort pour les terroristes, c'est que nous y sommes convaincus.
Alors, donneurs de leçons, apprenez de notre parcours unique et exceptionnel et surtout laissez nous en paix
Nous avons été jusque là, et malgré notre totale inexpérience politique, capables de relever TOUS nos défis
Vos conseils, vous vous imaginez bien ce que nous en faisons
Et Vive la Tunisie, Vive notre seconde RÉPUBLIQUE
تحيا تونس !!

jeudi 16 juillet 2015

Ben Farhat et le Style Attasia

Depuis près de cinq and, nos journalistes se sont relayés pour interviewer nos différents presidents et premiers responsables politiques
Un exercice auquel on n'était pas habitués mais qui petit a petit rentre dans nos meurs et ceux de nos responsables politiques
Si certaines interviews étaient réussies, j'ai trouvé "l'interview-causerie" - style Attasia - de Soufiane Ben Farhat largement au dessus du lot

Il a brossé l'ensemble des sujets, la Libye avec tous les sujets y relatifs, la politique intérieure, l'économie, le mur, la politique étrangère,la loi sur la réconciliation, la sécurité, Nidaa Tounes, les relations avec les islamistes... Sofiane ne s'est pas limité a poser les questions, il tenait absolument a avoir les réponses, connaissant bien son interlocuteur, généralement peu enclin a donner des details
Il a mis a l'aise son invite tout en l'invitant a ne pas fuir. Il 'a fait parlé de sa jebba et de la qualité de son tissu. Il est arrivé a lui faire dire ce qu'il ne veut pas dire, comme le fait que nous avons une police parallèle , que le patron c'était lui et pas Ghanouchi (allusion a la destruction du mur plus tard), que la Tunisie n'hésiterait pas a réagir si elle était menacée par la Libye...
Beji Caid Essebsi a enfin trouve un journaliste qui l'a poussé dans ses derniers retranchements pour parler de tout et ne pas nous laisser, cette fois ci sur notre faim.
Ben Farhat avec un style different, a l'aise, ne faisant pas de calculs personnels, donne une leçon de journalisme a beaucoup d'intervieweurs.
Beji a parle d'humilité, certains journalistes devraient en avoir et décortiquer la manière avec laquelle a travaille Sofiane Ben Farhat pour faire parler son interlocuteur de tout et surtout répondre a tout sans détours

mercredi 15 juillet 2015

Sofiene Ben Farhat excelle, BCE dit tout

Dans une sorte de causerie, en face d'un journaliste qui ne lâche rien, BCE n'a pas esquivé des questions parfois gênantes et s'est voulu réconfortant pour les tunisiens les tenant informés de tout ce qui peut les intéresser 
Il a expliqué que la loi sur la réconciliation ne concernera pas les 114 personnes objet de la saisie de leurs biens, ni les personnes fuyant à l'étranger 

BCE à confirmé l'état de désolation dans lequel il a trouvé le pays après une gouvernance catastrophique de ennahdha
sur l'insistance de Sofiane Ben Farhat, il a avoué l'existence d'une police parallèle - même s 'il ne l'a pas clairement nommée- au sein du ministère de l'intérieur
Concernant la situation sécuritaire, il a expliqué que la LFC , reverra les priorités pour tenir compte des nouvelles priorités en ce sens
Concernant ses relations avec R.Ghanouchi, il fait appel au fait du prince, fonctionner avec la situation telle qu'elle se trouve, pour dire qu'il faut tout d'abord avoir de l'humilité et que sa mission est de sortir le pays de la situation difficile dans laquelle il se trouve
BCE demeure confiant malgré les difficultés et insiste sur le fait qu'il faut un nouveau climat tourné vers l'avenir et sur l'enseignement de qualité. Il veut un état du 21e siècle fier de son passé
La Tunisie qui n'avait plus de Président depuis Bourguiba jusqu'aux années 70, possède aujourd'hui un Président responsable et de grande envergure .
Il veut une Tunisie joyeuse et s'adresse aux gens défavorisés pour leur dire qu'il doivent garder espoir