dimanche 1 avril 2018

Pacte de Carthage : Importantes résolutions prises

Il se trame en secret un accord entre les différentes parties qui sera signé incessamment à Carthage. 
Beji Caid Essebsi aurait pesé de tout son poids et aurait pu obtenir ce qui suit :
- Les syndicats de l'enseignement acceptent d'annuler les grèves et de donner les notes aux élèves . Le gouvernement s'engage a son tour d'accepter les revendications des syndicats mais seulement a partir de 2020, le temps de donner un peu de souffle pour se redresser
- L'UGTT renonce aux augmentations de salaires en 2018 et les négociations reprendront seulement à partir de 2020
- Il a été convenu également avec l'UGTT que l'année 2018 ne connaitra plus de grèves. Les différentes parties s'engagent a ce que le phosphate et le pétrole reprennent leur niveau de production et ce avant le mois de Mai 2018.
- Toutes les parties s'engagent à travailler ensemble pour la réussite de la saison touristique. Un grand programme de nettoyage au niveau de l'ensemble du pays sera entrepris a compter du mois de Mai 2018
- Hafedh Caid Essebsi accepte de ne plus tenir compte des résolutions prises lors du congrès de Nidaa à Sousse. Les anciens acceptent à leur tour de revenir au parti et un congrès avec seulement les adhésions d'avant 2014 sera tenu en Septembre 2018 avant les élections législatives.
- Tenant compte de ces conditions Mohsen Marzouk accepte de dissoudre son parti et intégrer Nidaa Tounes dans la fonction de Secretaire General jusqu'a la date du congrès
- Les different prétendants aux présidentielles issus de Nidaa, Afek, Machrou3, Badil... acceptent des primaires entre eux afin de dégager un candidat unique aux présidentielles.
D'autres décisions tout autant importantes et qui vont dans l'intérêt du pays auraient été prises.
Nous en saurons davantage au courant de la semaine a venir. 

Probablement mercredi prochain

samedi 24 mars 2018

Message aux miens


Message aux miens

Entre 2011 et 2014, le pays était aux mains de gens qui nous semblaient être venus d’ailleurs
Ceux qui gouvernaient, devaient leurs portefeuilles ministériels au nombre d’années passés en prison
La violence était le lot quotidien et l’intimidation l’arme fatale
La police a été infiltrée et par milliers, d’anciens prisonniers ont envahi l’administration
Les attaques contre les forces de l’ordre, l’armée et tout ce qui représentait l’Etat étaient légion
Deux assassinats politiques furent même perpétrés 
Alors, on est sorti de nos gongs, on a occupé la rue et on a juré par les grands Dieux que nous gommerions ces démons qui veulent nous faire vivre à l’âge de pierre
On a promis la croissance, le bien-être et la bonne gouvernance a ceux qui voulaient bien croire en nous
On a fait rêver les tunisiens et surtout les tunisiennes en leur promettant une Tunisie ou il fait bon vivre
Si nous avons fait des efforts considérables dans la lutte contre le terrorisme, si nous avons redonné au ministère de l’intérieur ses lettres de noblesses et si notre armée et notre garde nationale ainsi que l’ensemble de nos services de sécurité se sont remis a travailler dans le silence et avec une grande efficacité, nous avons échoué dans tout le reste
Plus de 3 ans après, nous avons affaibli l’ISIE, nous n’avons pu tenir les élections municipales a leurs dates prévues, nous avons eu beaucoup de mal a installer le conseil supérieur de la magistrature et ne sommes pas en mesure d’installer le conseil constitutionnel qui devient objet de convoitises entre nous et notre ennemi d’hier devenu notre associé et notre partenaire aujourd’hui
Au nom du compromis, nous n’avons fait aucun effort pour que soit élucidé l’horrible crime commis contre Chokri Belaid,
Au nom du compromis, nous avons fait de notre chambre des représentants du peuple une boite d’enregistrement si ce n’est par moments un ring de boxe honteux
Au nom du compromis, nous avons accepté que l’impunité règne  et que certains soient devenus intouchables
Quel est notre bilan aujourd’hui ?
Nos écoles sont dans un état de délabrement total et nos élèves vivent au rythme des grèves et de la privation des notes
Nos hôpitaux sont devenu des lieux indignes et où se soigner risque d’être dangereux
Notre administration, jadis notre fierté, est à l’arrêt
Notre monnaie ne vaut plus rien
Le chômage augmente, l’investissement est à l’arrêt et les patrons comme les employés sont mécontents
Last but not least, nous voilà figurant dans des listes noires qui nous associent a des pays finançant le terrorisme et favorisant le blanchiment d’argent
Le parti que nous avons créé et que les tunisiens, par centaines de milliers ont suivi, s’est vidé de ses militants qui se sont fait remplacés par ceux qui hier se planquaient attendant leur heure
Aujourd’hui, le pays est dans une situation des plus désastreuses, le moral des tunisiens est au plus bas et personne n’est capable de dire où nous allons
Nous avons nommé un premier chef du gouvernement auquel nous avons voulu imposer des choix et quand il les a refusé, on l’a humilié et trainé dans la boue
Nous avons ensuite désigné un second chef du gouvernement, issu de nos rangs, auquel on a imposé au moins le tiers de son gouvernement ainsi que ses conseillers le plus proches. De crainte qu’il ne prenne la grosse tête, nous lui avons imposé une équipe qui a signé le pacte de Carthage pour surveiller ses moindres faits et gestes et lui faire sentir qu’a tout moment nous pouvions l’éjecter
Plus des 2/3 de notre mandat après, force est de constater que nous avons lamentablement échoué

Plus des 2/3 de notre mandat après, force est de constater que nous avons renforcé notre ennemi d’hier qui nous a laissé les ministères leur préférant les postes clés dans l’administration mais en même temps lui cédant la technologie, la coopération internationale et des pans entiers de la finance du pays
Alors que notre bilan est des plus mauvais, nous nous acharnons aujourd’hui a vouloir gagner les élections municipales, main dans la main et encore une fois, avec notre ennemi d’hier qui partage avec nous ce triste bilan mais qui s’en soucie moyennement puisque son projet est plutôt moyen termiste et qu’il pourra toujours se prévaloir de ne pas être directement aux commandes
Quel est notre intérêt ? Que cherchons nous ? Qu’allons nous faire avec une Tunisie qui agonise ? Pourquoi tant de nombrilisme ?
N’est-il pas venu le temps pour que nous assumions notre rôle et que nous jouions le jeux véritable de la démocratie en assumant seuls nos responsabilités ?
N’est-il pas venu le temps de laisser le chef du gouvernement choisir son équipe, faire ses choix et rendre compte au peuple de son action?
N’est-il pas venu le temps de penser vraiment au pays et seulement a l’intérêt suprême de la nation ?
La Tunisie va mal. Le peuple souffre et voit son rêve d’une Tunisie démocratique, prospère et où il fait bon vivre s’évanouir
Et nous en sommes les premiers responsables
J’ai milité personnellement au sein de Nidaa et ce parti je continue a lui appartenir même si je m’oppose totalement a sa ligne de conduite
Je me sens aussi responsable de ce grand échec par les promesses faites et non tenues








Principaux élément du discours du chef du gouvernement de l'assemblée du Peuple le 23 mars 2018:

Principaux élément du discours du chef du gouvernement de l'assemblée du Peuple le 23 mars 2018:
- Le CG du commence par poser la question sur qui ne veut pas que les élections municipales se tiennent. Il est clair que le President et le gouvernement tiennent a ce que les élections se tiennent a leur date ainsi qu'il est clair que certains partis tiennent a l'application du chapitre 7 de la constitution . Comme il est clair que certains partis ne veulent pas de ces élections car elles les amènerait a partir ainsi qu'il est clair que certains souhaitent même le retour de la dictature. Ces personnes, qui ne croient pas en la democratie cherchent la confrontation entre le gouvernement et l'UGTT et souhaitent l'affaiblissement des partis dont Nidaa Tounes duquel je suis issu. Toutes ces parties souhaitent le départ du gouvernement d'union nationale 
- La democratie en Tunisie ne peut se construire que sur la base des élections et la non différentiation des tunisiens. Ces élections seront comme celles qui les ont précédées, libres et démocratiques 
- Dans notre pays, toute personne qui veut participer aux élections es libre de le faire
- La critique et l'évaluation de notre travail est sujet a critiques et cela est normal. Cela doit se faire sur de bases objectives et tenir compte du contexte dans lequel a été créé le GUN a savoir une croissance très faible et une situation sécuritaire très fragile. Seulement 5 mois après l'arrivée de ce gouvernement nous avons subi l'attaque de Ben Guerdane comme nous avons subi des attentats au Bardo, a Sousse et en plein centre ville
- Sans stabilité politique il ne peut y avoir de croissance et d'investissement
- Nous avons subi 4 attentats terroristes en un laps de temps très court et cela influe négativement sur l'économie 
- Le GUN est arrive a la suite de tous ces attentats et nous avons priorisé la lutte contre le terrorisme parmi nos actions
- Si il y a eu des réussites sécuritaires c'est grâce aux actions et décisions prises par la présidence et le gouvernement
- 5 milliard de dinars ont été alloués a la lutte contre le terrorisme, soit a peu près le montant consacre au développement 
- Parmi nos priorités, nous avons veillé a la redynamisation de l'économie. Nous avons pris des mesures pour l'exportation, l'agriculture, l'allegment des procédures administratives et bien d'autres
- la croissance a augmente, le chromage des diplômes a baisse, l'exportation a augmente . Le textile a repris ainsi que le tourisme qui devrait atteindre 8 millions de touristes et une augmentation des revenus de 25%.
- La situation demeure encore difficile au niveau des changes et de l'inflation
- Des indicateurs se sont améliorés et d'autres non
- C'est pourquoi nous avons donne une vision a 2020 car on ne peut résoudre les problèmes aussi rapidement
- Le soucis le plus important se situe au niveau des finances publiques et la seule solution est la reforme dont celle des caisses de compensation, celle des sécurités sociales 
- Ce gouvernement est le premier a avoir pose les vrai problèmes 
- Le gouvernement possède une vision claire pour l'amélioration de la situation des entreprises publiques, celle de la caisse de compensation et des caisses sociales
- Le problème reside dans l'égoïsme des corporatismes qui demandent a ce que soient réglés les problèmes chez les autres avant de commencer par eux
- Nous ne pouvons attendre et prendrons nos décisions quelque soit le prix politique que nous payerons
- la priorité des priorités et de régler le problème des caisses sociales (CNSS et CNRPS) et nous n'attendrons pas que tout le monde soit d'accord pour faire ce que nous avons a faire. Chaque mois ces entreprises subissent un déficit de 100 millions de dinars 
- Nous avons entamé les solutions mais ce qui a été fait est insuffisant
- La semaine prochaine nous attendons de nos partenaires sociaux leur avis sur le dossier et transmettrons notre projet a l'ARP
- Les entreprises publiques sont pour la plus part dans des situations financières difficiles. Il n'est plus possible que ces entreprises ne vivent que des subsides de l'Etat. Les pertes des entreprises publiques ont atteint 6500 milliards de milimes en 2016 
- l'Etat se doit de se désengager des entreprises qui sont dans des secteurs concurrentiels et ainsi l'Etat disposera de moyens supplémentaires pour le développement dans les régions
- Le devenir du pays et celui des générations futures est bien plus important que les calculs politiques
- Je puis vous assurer d'avance que certains vont dire que nos décisions sont outrageusement libérales ou qu'elles nous sont dictées par le FMI. Cela est faux
- L'Etat possiede un role social et régulateur
- Nous mettrons en place un salaire minimum pour chaque famille qui ne possède pas de revenus et nous fournirons a ces familles un salaire minimum entre 180 et 210 DT 
- Nous avons 125000 retraités dont les salaires sont de 120 a 150 DT. Nous ferons en sorte que ces mandats soient au minimum de 180 DT
- Nous veillerons aussi a ce que la couverture de la sante concerne le plus grand nombre
- le 3e volet est relatif au logement et l'Etat garantira les crédits a ceux qui n'ont pas de revenus fixes afin qu'ils puissent bénéficier du logement 
- L'enseignement est une priorite dans notre République. Notre école souffre de beaucoup de maux . Nous travaillerons sur l'amélioration du rendement de nos écoles et de notre enseignement. Nous avons chaque jour 300 élèves qui quittent l'école. 
- Nous avons decide de réserver un montant de 5 millions de dinars pour l'amélioration de l'infrastructure des écoles
- Nous allons revoir la cartographie des écoles 
- Nous avons mis en place une vision de la formation des enseignants 
- Nous créons l'école de la deuxième chance a ceux qui arrêtent l'école
- De meme que nous révisons le temps de l'enseignement
- Une plus grande autonomie pour les écoles
- Un plus grand budget pour améliorer la restauration dans les écoles
- Il ne peut etre possible de libérer les énergies sans combattre la corruption que nous ne comptons pas cesser dans le cadre de la loi
- Nous voulons que nos enfants restent chez eux 
- Nos relations avec nos partenaires sociaux et en particulier avec l'UGTT sont empreintes de respect mutuel et du meilleur pour le pays
- Les reformes doivent etre faites rapidement et l'espoir doit revenir aux tunisiens au plus vite

Taboubi et son UGTT ne veulent rien comprendre


 Taboubi et son UGTT ne veulent rien comprendre 
Le pays peut s’effondrer, les caisses se vider, les retraites non payées, les pharmaciens continuer à souffrir de l’ardoise laissée à la CNAM... Monsieur Taboubi n’en n’a cure 
Dans un conservatisme sans pareil, il menace.
Il rejette l’ultimatum fixé par Youssef Chahed pour que chaque partie fasse sa proposition et commente le projet de réforme des caisses sociales 
Monsieur Taboubi refuse même que l’on discute de ce projet du gouvernement.
Pour lui c’est une atteinte à l’employé, une déclaration de guerre
Pourtant le chef du gouvernement n’a pas encore fait de passage en force. Il est juste las d’attendre depuis des semaines que personne ne daigne faire de contre proposition à son projet et donne un ultimatum pour la fin de la semaine prochaine avant de faire passer son projet de réforme des caisses sociales à l’ARP pour débat et vote
Taboubi, pour toute réponse, déclare la guerre. Il dit qu’il entamera des mouvements dans l’ensemble des villes du pays et un rassemblement à Tunis
Taboubi n’a t il pas appris à discuter ? Pourquoi ne propose-t-il pas un contre projet au gouvernement ?
Ce statu quo a qui profite-t-il ?

mercredi 7 février 2018

Chedly Ayari est-il le seul coupable?

Voila des années que la société civile criait que de l'argent transitait par les réseaux officiels et atterrissait dans les caisses d'associations plus que douteuses.
On a parlé de financement des partis, on a parlé d'argent du Qatar, des Emirats. 
On a été jusqu’à dire que cet argent finançait le terrorisme et l'envoi des jeunes au front dans les zones de conflit.
Certains mêmes avec des dossiers a l'appui, ont fait des conférences de presse.
Mais silence radio. Personne n'a réagi.
Le terrorisme et le blanchiment n'étaient pas suffisants pour faire bouger les consciences.
Le dinar s'est dégradé comme jamais dans son histoire.
L'inflation a fait galop comme dans les pires moments des crises secouant ce pays atteignant un taux officiel de 7%, nos réserves en devises ont fondu comme neige, notre phosphate a cessé de sortir de sous terre.
Et la, enfin, celui que l'on fustigeait depuis longtemps, que l'on disait être la cause de tous nos maux, celui qui vit dans un temps autre que celui dans lequel nous vivons est éjecté
Il etait temps!!
Mais seulement lui?
Et notre diplomatie qui n'a pu empêcher ce double affront de l'Europe qui ne nous veut pas que du bien
Et ce secrétaire d'Etat à la diplomatie économique qui a démissionné de son poste de député pour laisser le champ libre à Hafedh et qui a enfanté Yassine Ayari à sa place
Et cette Assemblée pourrie qui a refusé de voter les lois qui combattent l'argent du blanchiment 
Et ce Vice Gouverneur de la banque centrale loin d’être au dessus de tous soupçons 
Et ceux qui ont empêché Youssef Chahed d'aller plus loin dans sa lutte contre la corruption.
Ayari est coupable. Indiscutablement
Mais il n'a pas a payer tout seul.
Trop peu pour un tel drame.
Car c'est vraiment un drame qui nous arrive.
Jamais notre pays n'est descendu aussi bas

jeudi 28 décembre 2017

7 ans après, certains veulent une révolution et certains rêvent d’un mauve glorieux.

Il y a 7 ans, Ben Ali passait ses vacances a Dubaï. Sa famille régnait sur le pays en maitres absolus.
Les mouvements de protestation ne semblaient pas encore trop l'inquiéter et les islamistes considérés comme les pires ennemis de la République. 
7 ans après, Rached Ghanouchi, bombant le torse, en compagnie de son confrère Rajeb Tayyip Erdogan, rentrait au palais de Carthage pour une réunion en tête a tête dans cette demeure qui a pestiféré les islamistes, les considérant comme ennemis de la République pendant plus de 50 ans.
Le départ de Ben Ali, un 14 Janvier 2011, avait soufflé un vent d'espoir sur le pays. Enfin libres!
7 ans après où en sommes nous?
Les islamistes ont mis leurs costumes, se sont rasés la barbe, refait un lifting et mis leurs plus belles cravates pour donner l'air d'avoir changé
Ils ont gagné de premières élections et cohabitent suite à de secondes élections. Elections qui de l'avis de tous, s'étaient déroulées dans un environnement démocratiques et dont personne n'a contesté les résultats 
Sans eux, rien ne se fait. Hier traités de tous les noms, ils sont devenu de véritables partenaires du pouvoir, de la stabilité et l'instabilité du pays.
Ils ont mis en place, grâce a une ARP totalement acquise, un système politique hybride qui ne permet a personne de gouverner confortablement. Quelque soient les résultats des différentes élections, ils obtiendront toujours ce score minimal qui leur permettra de bloquer toutes les institutions de l'Etat si jamais ils se sentaient menacés.
7 ans après, le pays qui a changé d'autant de gouvernements en ce laps de temps que quasiment durant toute l'histoire du pays, se débat dans une crise économique et politique sans précédent 
Ennahdha, encore elle, ne s'est pas contenté de contrôler l'assemblée, mais s'est associée a son ennemi d'hier, l'affaiblissant et l'éloignant de ses bases et de son vivier de compétences 
Nidaa hier victorieux et portant les espoirs de centaines de milliers de tunisiennes et tunisiens, devient aujourd'hui leur cauchemar 
Le parti du Président de la République ayant réussi a réunir toutes les composantes du pays, s'est disloqué et a enfanté une infinité de petits partis, dont les leaders sont ,pour la plus part, juste imbus de leurs personnes et n'ont rien a proposer de véritablement utile au pays. 
Le Dinar s'est dégradé de façon exponentielle, atteignant la barre de 3 par rapport à l’Euro.
Le Tunisien moyen souffre. Il a de plus de plus de mal a boucler ses fins de mois et les performances des gouvernements successifs se limitent a leurs capacités a emprunter de l'argent pour payer leurs salaires et boucler leurs budgets.
La Tunisie, a été jusqu'a être classée pays paria par ses partenaires européens.
Certains, dont je fais parti, diront que nous avons gagné la liberté, que nos médias peuvent dire ce qu'ils veulent sans craindre la foudre de Carthage et que tout un chacun est en droit d'exprimer, boycotter ou condamner. 
A quel prix avons acquis cette liberté qui nous est si chère ?
Aurons nous les moyens de nous en sortir?
Nous l'espérons beaucoup.
Mais nous savons aussi, que dans le court, moyen et long terme, outre le fait que nous avons du mal a créer de la richesse, le peu qu'on en créera, nous le consacrerons à payer nos dettes.
Nous savons aussi, que notre système d'éducation devient de plus en plus médiocre, et que la génération a venir risque d'être la pire de celles que le pays a enfanté.
Que nous reste-t-il à faire ?
D’abord, casser cette alliance Ennahdha/ Nidaa qui ne profite qu’a une poignée de personnes dont les intérêts sont connus que cela en termes de business ou pour échapper à la justice.
Que ceux qui ont gagné les élections assument leurs responsabilités et gouvernent, que ceux qui sont arrivés seconds, jouent leur rôle au sein de l’assemblée et deviennent une vrai opposition constructive.
Que les syndicats, se rendent compte de la situation catastrophique du pays et acceptent que des entreprises boiteuses soient vendues et que les revendications ne dépassent pas les capacités actuelles du pays.
Que la loi soit appliquée sur ceux qui n’ont pas remboursé leurs dettes à l’Etat lors des dernières élections afin que le nombre de partis diminue et que ceux qui restent et qui portent les mêmes idéologies fusionnent entre eux.
Que certains medias fassent preuve d’une plus grande maturité et que outre le fait qu’ils sont en droit de chercher le sensationnel pour gagner leurs vies, tiennent eux aussi compte de la fragilité du pays et de son contexte particulier.
Que nous nous remettions au travail de manière sérieuse et que nous projetons dans un horizon 2030 avec des plans d’actions et une vision pour cette période. 
Car je le pense et j’en suis convaincu, a court termes, le pays va aller très mal dans la gestion de son quotidien et qu’il est indispensable de se projeter plus loin pour espérer s’en sortir
7 ans après, certains veulent une révolution et certains rêvent d’un mauve glorieux.
Ni le passé ne reviendra, ni révolution sans esprit laborieux et une vrai reforme de notre système éducatif ne réussira
Soyons conscients de ce qui se passe. 
Bonne et heureuse année

mardi 17 octobre 2017

Mise au point

Mise au point :
Depuis 2011, je me suis engagé très fortement pour la chose publique
Mon engagement a fait que j’ai porté des commentaires et des avis parfois violents à l’encontre de politiques en fonction.
Mes prises de position n’ont jamais été personnelles.
Beaucoup ou presque tous ceux  que j’ai eu à critiquer sont par ailleurs des connaissances ou des personnes avec lesquelles j’ai mené un combat politique ou un combat pour les libertés, hormis les islamistes et ceux du CPR et dérivés avec lesquels je ne partage rien.
Certains de mes coups de gueules, ont heurté la sensibilité de ceux que j’ai critiqué et ont surtout heurté la sensibilité de leurs proches.
Je tiens à préciser, que j’ai toujours tenté de m’attaquer à la fonction et pas à la personne.
Le fait que mes publications aient une grande portée, ce que j’écris peut en effet aller au delà de ce que je pense.
Je n’ai fait que m’engager par amour pour ma patrie et car je tiens à la réussite de notre processus démocratique aujourd’hui en grand danger.
Que ceux, et en particulier les proches de ceux que j’ai pu heurter, trouvent ici l’expression de ma parfaite considération de leurs ressentiments et qu’ils comprennent que je n’ai rien contre ceux que je critique.
Je continuerai à le faire, avec certes davantage de mesure, de réserve et de pragmatisme.
Ma plume est libre.
Mon verbe est libre.
Respect je me dois d’avoir pour ceux que je critique .
Vive la Tunisie.
Et bonne réussite à notre processus démocratique