dimanche 30 juin 2013

Nous sommes condamnés à gagner


 La Tunisie n'a pas beaucoup changé et la peur de "ce qui va se passer" l'emporte sur "ce qui se passe réellement". Et si les gens ont peur de l'avenir ce n'est pas parce qu’ils sont dirigé par des islamistes. Cette peur vient du fait que ces islamistes une fois au pouvoir sont en train de se comporter de manière qui ressemble étrangement a ceux qui les ont précédé ajouté a cela le fait qu'ils veulent changer de manière rapide la société. Ces islamistes aussi, ne sont pas pour l'indépendance de la justice ni pour les libertés au sens universel du terme. A partir de la, le combat entre eux et "nous" se met en place. Certains diront : "finalement nos islamistes a nous ne ressemblent pas aux autres, regardez, ils ont accepté le principe de l'universalité des droits de l'homme et la liberté de conscience par exemple". Oui, mais hélas, nous ne pouvons faire confiance de manière aveugle tellement ces gens la risquent de reculer pour mieux sauter plus tard. Et quand on voit ce qu'ils ont fait de la constitution et en particulier le paragraphe 10 sur les dispositions transitoires, on se dit qu'ils sont quand même de très mauvaise foi.
Oui rien n'a encore vraiment bougé en Tunisie, oui ils donnent l'impression de vouloir construire un pays apaisé et consensuel, mais leurs travers sont en eux et a chaque fois qu'ils en ont l'occasion, ils le montrent de manière volontaire ou involontaire.
Notre salut ne peut venir que d'élections que nous gagnerons avec une légère avance sur eux et que nous gouvernions ensemble avec les mêmes atouts pour faire une Tunisie différente avec de meilleurs équilibres régionaux, ensemble mais pas avec eux comme décideurs. Car eux, c'est comme le RCD et avant lui le PSD, ils confondent parti et patrie, religion et gouvernance. Et cela on ne peut l'accepter. Et c'est pourquoi nous ne pouvons encore travailler la main dans la main avant de gagner les élections
Enfin je dirai, que c’est vraiment dommage qu’après une aussi belle révolution, les tunisiens se voient obliges de choisir en Nida et Ennahdha !