dimanche 16 décembre 2012

Bouazizi, la revolution et Hamadi Jebali


Une équipe de travail Péruvienne spécialisée dans le commerce parallèle a réalisé une étude sur ce phénomène en Tunisie. Ils ont mené leur enquête sur une période de 16 mois et ont rendu leur copie hier lors d’un séminaire a l’UTICA.
Lisez plutôt elle a un lien avec Mohamed Bouazizi vendeur ambulant dans le cadre du marche parallèle et déclencheur de la révolution dans les pays arabe
En fait que demandait Bouazizi et ses semblables ? Que leur commerce soit reconnu et légalisé ce qui lui permettrait de développer encore d’avantage leurs affaires en ayant accès au crédit et de ne pas craindre qu’un simple agent leur confisque leur marchandise sans aucune autre forme de compensation
Bouazizi  n’a pas choisi le marche parallèle par esprit du gain facile comme le faisaient les Trabelsi, Jarraya et autres Ben Ali,  mais parce que le circuit legal le rejetait a chaque fois.
L’administration demandait a  Bouazizi une centaine de documents qu’il était incapable de fournir afin qu’il ne soit pas un hors la loi puisque pour Bouazizi le rêve était de se procurer un moyen de transport afin de livrer sa marchandise et faire de meilleurs revenus toujours selon cette étude qui révèle que dans notre pays pas moins de 524000 « institutions économiques » exercent dans le cadre du marche parallèle et que leur total revenu excède les 34 milliards de dinars et que leur total immobilisations  représente 146 milliards de dinars. Le total de ces deux chiffres représente plus de 4 fois le total des IDE (investissements Directs Etrangers) depuis 1976 a ce jour !!!!
Cela n’est il pas suffisant pour penser très sérieusement a intégrer le commerce parallèle dans l’économie régulière. C’est en tous les cas ce recommande cette équipe d’experts. Nous parlons la de millions d’impôts a collecter, de dizaines de milliers de personnes a employer et d’une plus grande dynamique du système bancaire dans l’octroi de petits crédits

Les tunisiens ont fait une révolution qui n’est rien d’autre que la conséquence d’un mauvais choix dans le modèle économique

Bouazizi et les dizaines de milliers de marchands ambulants que l’on a découvert dans nos rues juste a la suite de la révolution ont besoin de « sécuriser » leurs biens et d’être fiscalement reconnus

Je ne terminerai pas sans vous dire que a la fin de cet exposé notre chef du gouvernement, Monsieur le Hamadi le Jebali, a fait un très beau discours sur la démocratie et les meilleurs moyens de venir a bout de la dictature et de la corruption. Un discours en total déphasage avec le sujet du moment


Pathétique !!