lundi 3 mars 2014

Interview de Mehdi Jomaa - 30 jours apres

Interview de Mehdi Jomaa
Une heure pile !
On est vraiment dans la merde!!

Volet politique :

- nous sommes un Gouvernement légitime et consensuel 
- la solidarité, le consensus et le dialogue nous aideront à réussir
- nous nous sommes engagés à respecter la feuille de route et n'avons pas nous précipiter. Avant d'aller plus loin dans chaque point, nous avons décidé de faire un diagnostic
- concernant les nominations, chaque ministre doit évaluer et mettre les personnes qu'il faut à la place qu'il faut
- pour les nominations qui ont un lien avec les élections, nous avons décidé de les faire en priorité (gouverneurs en particulier) - indépendance, probité et compétence sont nos critères . Avant de choisir un gouverneur, nous avons procédé à la sélection de 10 CV pour chaque gouverneur sachant que bcp de personnes ont refusé le poste
- nous allons procéder de même au niveau des moatamdin et des omad. Nous allons faire en sorte que toute fonction en lien avec les élections soit indépendante et réponde aux mêmes critères 
- nous avons donné une avance de 10 MDT a l'ISIE et sommes à la recherche d'un local. Nous avons désigné un vis à vis unique pour l'ISIE. Nous aiderons l'iISIE a réussir aux élections
- pour les LPR, nous appliquerons la loi. L'association qui enfreindra la loi sera sanctionnée par la loi. Celles qui sont hors la loi, comme celle du Kram nous les sanctionneront
- notre évaluation du travail sans les mosquées, 4 ministères ont travaillé sur le dossier. 149 mosquées sont considérées hors la loi et sont entre les maisn des extrémistes . Nous ferons en sorte que toutes les mosquées seront indépendantes et qu'elles demeureront des lieux de culte et rien d'autre 

Volet sécuritaire :

- ce volet à fait partie de notre première des priorités . La situation s'améliore . L'appareil sécuritaire s'organise
- nous n'avons pas éradiqué le terrorisme. 
- les moyens matériels et la collaboration avec nos amis étrangers ont été renforcés
- nous devons nous préparer aux tunisiens qui retournent de Syrie et de la propagande des mosquées 
- je pense que nous ne mettrons pas beaucoup de temps à donner le coup fatal aux réseaux terroristes actifs sachant que nous devons rester vigilants et que nous risquons de recevoir d'autres coups de la part des terroristes 
- nous sommes dans l'opérationnel et pas dans le théorique et la mise en place. Les compétences sont la. Nous les avons trouve sur place 
- nous allons avoir une présence administrative en Syrie très rapidement 
- l'Algerie collabore beaucoup avec nous pour lutter contre le terrorisme. Il en est de même avec le Maroc, les USA. Ces derniers vont nous fournir les moyens nécessaires pour lutter contre le terrorisme
- il n'existe pas de base militaire américaine en Tunisie
- on ne sait combien de terroristes tunisiens vont rentrer de Syrie. Nous nous préparons à leur retour et collaborons avec chaque pays qui dispose d'une expérience dans ce domaine et notamment l'Algerie et le Maroc. Nous ne sommes pas totalement prêts mais totalement informes. Nous travaillons sur ce dossier car nous savons qu'il peut devenir très grave 

Volet économique :

- le diagnostic nous a permit de découvrir que la situation est encore plus grave qu'on ne le pensait
- les desiquilibres financiers sont très importants 
- en 2010 l'investissement était de 4.3 milliards de dinars dont 1,3 étaient empruntés 
- en 2013 on investit pareil et on emprunte 13 milliards de dinars (10 fois plus)
Ce qui veut dire que nous empruntons pas pour investir mais pour consommer 
- nous avons emprunté plus de 25 milliards de dinars en 4 ans.
- tout ce qui a été fait c'est uniquement des recrutements dans la fonction publique
- aucune productivité n'a été réalisée 
- nous devons emprunter +de 12 milliards pour boucler le budget . Nous n'avons pu en trouver que 7. Nous ne savons pas ou trouver la diffeŕence sans quoi on ne bouclera jamais l'année (le budget)
- nous allons essayer de demander aux USA et aux pays du Golfe de nous aider
- les emprunts serviront à payer les salaires et à faire fonctionner l'Etat et pas à investir 
- l'emprunt sera de 12 alors que l'investissement ne sera que de 4 milliards
- nous sommes tenus de dynamiser l'économie et la croissance. En même temps nous devons structurer notre économie 
- nous héritons d'un cadeau empoisonné que nous n'envisageons pas de léguer au prochain gouvernement 
- un dialogue national sur l'économie sera tenu
- il n'y aura pas de recrutements dans la fonction publique
- le déficit des entreprises publiques est de l'ordre de 3 milliards de dinars 
- nous allons restructurer les entreprises publiques. Des task force ont été mis en place. Cela doit devenir un débat national
- des décisions douloureuses doivent être prises sans quoi nous allons vers la faillite (il fait allusion à d'autres pays)
- une équipe de ministres iront dans les régions et avec les gouverneurs , nous allons essayer de lever les blocages qui existent sur les 250 projets en souffrance 
- nous allons encourager les micro crédits 
- des lois doivent être révisées tel que celle de passation des marchés publics ou le code des investissements
- nous allons encourager les investissements intérieurs mais également extérieurs 
- l'Etat aidera les entreprises publiques mais avec des contrats objectifs
- les entreprises publiques étaient déjà en difficulté et pendant les 2 dernières années, nous n'avons cessé de recruter . Certaines entreprises doivent faire des choix stratégiques . 
- nous devons tous faire des sacrifices et devons tenir compte des classes les plus faibles que nous devons même renforcer 
- durant ces 3 dernières années le pays n'a pas travaillé. Nous n'avons pas respecte les lois et n'avons pas eu de stratégie 
- nous devons travailler et respecter les lois
- l'Etat doit redevenir fort
- les tensions sociales doivent diminuer afin que nous soyons en mesure de faire face a la contrebande et au terrorisme