samedi 2 janvier 2021

10 ans après, quel bilan pour la famille « progressiste » ?

 


10 ans après, quel bilan pour la famille « progressiste » ?

 

2020 est parti avec son bilan. 

Mais au-delà, quel bilan tirer d’une expérience démocratique de 10 ans.

10 ans après, ou en est le camp des forces qui se disent progressistes et quelles responsabilités avons-nous les uns les autres dans les conséquences de cette gestion politique avant tout, qui a mené le pays a ces difficultés économiques terribles et qui a permis à des personnes comme Kais Said , Abir Moussi ou encore moins Seifeddine Makhlouf d’occuper les devants de la scène ?

 

Il n’est point besoin de trop disserter pour dire que la raison première a cette débâcle du camp, appelons les civilistes, - vu qu’il n’est pas tout à fait idoine de dire qu’il soit progressiste ou moderniste- est cette facilité avec laquelle certains sont arrivés au pouvoir et leur manque de courage de mener à bon port les idées progressistes qu’ils portent naturellement dans leurs gènes (bourguibistes).

 

Deux raisons que les diables d’islamistes ont vite fait de détecter et ont fait en sorte que ceux qui se devaient d’être leurs ennemis deviennent leurs meilleurs alliés et même défenseurs.

 

Feu Beji Caid Essebsi de son propre aveu, n’a-t-il pas pris son bâton de pèlerin pour blanchir les islamistes auprès des institutions internationales leur affirmant que ceux qui n’hésitaient pas à poser des bombes pour prendre le pouvoir, se sont repenti et ont  choisi la voie de la République civile mettant de côté leurs idéologies islamistes ? 

 

Citons-les sans trop de détours ceux qui ont été aux commandes et qui ont permis a Ennahdha de demeurer toujours aux premières loges malgré leurs pertes de popularité électorales au fil des années. Ils ont tous juré de ne pas travailler avec les islamistes :

 

1-    Ettakatol et Mustafa Ben Jaafar qui le premier a permis aux islamistes de porter le costume et la cravate faisant croire au monde que l’habit fait le moine. En s’associant à eux, lui le progressiste issu de la famille des droit de l’hommistes et l’internationale socialiste, il leur a ouvert grand les portes d’un carnet d’adresses et en particulier français, de personnes auxquelles ils n’auraient jamais eu accès . Acte 1 du blanchiment

2-    Je ne dirai pas Nidaa Tounes, mais plutôt Beji Caid Essebsi. Alors qu’il a gagné toutes les élections en 2014, Beji Caid Essebsi a choisi non pas uniquement de s’allier à Ennahdha arguant pour cela du système politique en place, mais d’en faire de véritables partenaires et alliés. Rappelons-nous uniquement la coordination parfaite entre les deux groupes parlementaires, celui de Nidaa et celui d’Ennahdha au sein du parlement ou encore la participation de Beji Caid Essebsi au congrès d’Ennahdha et celle de Rached Ghanouchi au simulacre de congres de Nidaa Tounes a Hammamet. Acte 2

3-    Tahya Tounes. Parti au pouvoir grâce au fameux pacte de Carthage qui suite à l’éviction de Habib Essid a désigné Youssef Chahed Chef du Gouvernement. Quelques mois après sa désignation Chahed a vu son propre parti dirigé par le fils du Président de la République vouloir l’évincer. Le système politique étant ce qu’il était et afin de ne pas permettre la motion de censure au parlement, l’alliance avec le parti islamiste devint réalité. Acte 3

4-    Nabil Karoui et Qalb Tounes. Certains diront que c’est parce qu’il voulait se protéger de la justice. Mais Karoui n’est-il pas derrière la rencontre historique de Paris qui a réuni Ghanouchi et Beji Caid Essebsi ou encore derrière ces fameuses rencontres cherchant à trouver un grand père commun aux islamistes et aux civilistes ? Quoi qu’il en soit, Nabil Karoui en installant Ghanouchi a la tête du parlement termina l’acte 4 de la prise de pouvoir des islamistes sur l’instance la plus importante du système politique tunisien.

A chaque acte, Ennahdha qui paraissait faiblir au point d’être achevée, soit par l’assassinat de Chokri Belaid, la chute de Morsi en Égypte ou tout simplement par la perte de sa popularité et le nombre de plus en plus faible au sein du parlement, trouva en la famille qui se dit moderniste un allié fort précieux.

 

 Il n’est point besoin alors de trop s’attarder sur la montée en puissance de Abir Moussi qui garde un discours cohérent et constant envers les islamistes. Discours qui tenus auparavant par Beji Caid Essebsi, Mustafa Ben Jaafar ou Nabil Karoui leur permis les faveurs des urnes.

 

Nous voilà en 2020 avec une famille qui se revendique toutes bourguibistes, modernistes, progressistes totalement déchirées, éparpillées subissant la pire des défaites aux élections de 2019 et un parti islamiste qui se permet même le luxe d’avoir comme allié et exécutant de ses basses besognes, un groupe parlementaire dont les membres sont proches des mouvances radicales extrémistes bien représentés au sein du parlement.

 

L’acte 5 quant à lui aurait été le retour normal des choses et la victoire de la révolution dans le sens du progrès, le modernisme et de la démocratie. 

Hélas, et de mon point de vue, ces échecs et trahisons répétées, ajoutées à une situation économique des plus critiques, freineront ce rêve 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 14 juin 2020

FAKHFAKH SUR LA 9 : 100 jours après

Fakhfakh sur la 9 : L’essentiel 100 jours après

 

·      Je dis au tunisien qu’il doit être fier des résultats obtenus par le pays face au COVID-19. Nous l’avons combattu et avons gagné avec les moindres dégâts. La facture aurait pu être beaucoup plus salée.

·      Aujourd’hui nous pouvons solennellement annoncer que nous avons battu la CORONA.

·      Le pays est retourné au travail a 100% et nous nous apprêtons à ouvrir nos frontières au 27 juin.

·      Depuis le début du confinement 25000 tunisiens bloqués à l’étranger sont rentrés grâce aux efforts de l’État. Nous avons été jusqu’à mobiliser les avions de l’armée pour cela

·      Le touriste va aller à l’hôtel en étant confiné obligatoirement à l’hôtel pendant une semaine.
Le tunisien venant de l’étranger sera confiné 14 jours chez lui.

·      Le Président de la fédération de l’hôtellerie peut dire ce qu’il veut. Nous, nous savons ce que nous faisons.

·      Le monde est en train d’apprendre de nous. Nous sommes une référence.

·      Contrairement aux dirigeants d’autres pays, nous ne sommes jamais revenus sur des décisions que nous avons prises à propos de la CORONAVIRUS

·      Nous avons émis 36 décrets en lien avec le COVID

·      En ce qui concerne le ministre qui a été autorisé à partir en France pendant l’aïd, il se peut que j’ai mal évalué la situation en l’autorisant à partir.

·      Pour ce qui concerne la voiture du ministre utilisé par sa fille, une enquête administrative et une enquête judiciaire ont été ouvertes. Personne n’a de plume sur sa tête (ma famma had ala rassou richa).

·      Il y a des gens qui ont été malmenés après la révolution pour des actions qu’ils avaient menés sous le régime de Ben Ali sans en tirer profit. C’est pourquoi nous avons promulgué l’article 96. Ceux qui ont abusé payeront.

·      La décision la plus difficile que j’ai eu à prendre a été l’annonce du confinement général

·      Le cout de la COVID ne peut être bien évalué pour l’instant. Ce que nous pouvons évaluer c’est le recul de la croissance qui serait de - 4,3% (négatif), avec des recettes fiscales de plus de 4 milliards de dinars

·      La décision que j’ai prise c’est de ne plus emprunter a l’extérieur mis à part ce qui a été programmée

·      Notre endettement est aujourd’hui a 60% du PIB alors qu’il était de 30% en 2013.

·      Nous allons restructurer nos endettements intérieurs

·      Nous avons taxé l’argent qui est à la banque afin que cet argent aille dans l’économie. L’argent doit aller à l’investissement, à la consommation, a la croissance … et non rester à la banque

·      Nous avons payé plus de 300 MDT de dettes envers les fournisseurs de l’État. Nous avons trouvé un endettement interne de l’État qui s’élève à 8,5 millions de dinars. Nous devons être de bons payeurs comme nous ne devons pas regarder nos entreprises publiques mourir sans intervenir.  Il y a trop de fuites en avant. L’État se doit d’être responsable

·      Nous sommes dans une situation très critique et je ne poursuivrais pas dans cette voie

·      Nous avons créé une commission avec l’UGTT (6+6) et tout y sera débattu. Nous sommes l’un et l’autre responsables. Si nous poursuivons ainsi dans la gestion des caisses sociales nous pourrons être amenés a avoir du mal a payer les retraites, nous risquons de réduire les salaires  

·      Nous ne pouvons poursuivre la politique des augmentations des salaires et la distribution des primes. Nous respecterons les engagements pris par l’État. Nous ne nous aventurerons pas avec le pays et ne le mènerons pas a la faillite

·      Nous ne pouvons voir des gens ne rien faire et les payer

·      Nous ne pouvons voir que seul le 1/3 des effectifs du port travaillent

·      Nous avons tout dit a l’UGTT. Nous discutons avec eux en toute transparence

·      Je porte en partie l’esprit de l’UGTT et en particulier la sauvegarde des emplois

·      L’état est un mauvais gestionnaire. Tous les actifs de l’État sont très mal gérés

·      Je suis actionnaire dans une entreprise qui travaille dans le domaine .environnemental. J’y possède 20% d’actions. Cette entreprise travaille avec l’État.

·      C’est une accusation que d’avoir une entreprise ?

·      Nous avons ouvert le dossier de la concurrence afin de casser avec les rentes de situation

·      En 2013 je présidais la commission de confiscation de par ma fonction de ministre des finances. Nous avions alors décidé de faire la justice transitionnelle pour régler les problèmes. Hélas la justice transitionnelle n’a pas réussi. Il y a eu des arrangements entre ceux qui ont gouverné et ceux qui étaient accusés sans pour autant que les problèmes de ces derniers ne soient réglés  

·      Le président de la République a une initiative sur laquelle il travaille et nous allons la présenter afin de fermer cette plaie

·      Nous devons trouver une formule transparente et non plus sous la table, pour régler ce problème sachant qu’il y en a qui ont profité encore même après la révolution.

·      Nous avons porté 32 procès au pôle économique et nous renforçons ses moyens

·      Parmi nos priorités c’est de trouver une solution au bassin minier. Un plan qui peut durer une dizaine d’années afin que le phosphate crée le progrès dans la région. Cette société rapportait 800 millions de dinars. Aujourd’hui elle coute a l’État 200 millions de dinars

·      La confiance au sein de la coalition gouvernementale est encore fragile . Il y a des fois des différences d’opinions et des fois nous nous entendons

·      Quand j’ai eu cette opportunité d’occuper ce poste alors que j’avais perdu les élections, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Sils veulent cette voie j’irai dans ce sens, s’ils n’en veulent pas, je ne choisirai pas leur voie

·      Je ne vois pas de motion de censure venir pour me retirer la confiance du parlement

·      Le Président ne s’oppose pas a l’entrée de Qalb Tounes au gouvernement. Il ne m’a jamais rien demande depuis qu’il m’a choisi . Il ne m’a posé aucune condition et m’a dit de former le gouvernement sur la base des valeurs que nous partageons ensemble lui et moi.

·      Le gouvernement n’est pas celui d’Ennahdha. Ce sont des partenaires

·      Ghanouchi s’il a des choses a faire, qu’il les fasse. Il est une composante de la coalition gouvernementale. Il n’est pas le gouvernement et ne m’a pas choisi

·      Le gouvernement n’a encore présenté aucun projet de loi au parlement. Nous allons présenté une série de lois

·      Nous ne sommes pas obligés de faire rentrer Qalb Tounes au gouvernement. J’ai une coalition et je travaille pour renforcer cette coalition. Il s’agit là d’une véritable union nationale

·      L’électeur a choisi des valeurs. Je respecte sa volonté et je n’ai pas changé de position et ne voit de ce fait pas l’intérêt ni l’utilité de faire rentrer Qalb Tounes

·      Je suis là pour un projet, un rêve et pour l’intérêt du pays. Je ne demande aucun plébiscite parlementaire

·       Cette coalition gouvernementale n’a pas échoué encore. Il n’y a pas lieu de la changer

·      Nous croyons en la liberté de la presse. Nous voulons la renforcer

·      L’agenda du gouvernement personne ne le lui écrit. Ce qui se passe à l’assemblée regarde l’assemblée et cela ne m’empêche pas de donner mon avis. Nous ne rentrerons pas dans cette mascarade sur la relation avec la France ou l’interventionnisme étranger en Libye

·      Je n’envisage de créer ni un parti ni un groupe parlementaire. Mes préoccupations sont ailleurs . Elles sont pour l’intérêt du pays

 

 

 

 

    

 

 

mercredi 4 décembre 2019

L'HECATOMBE

Pendant la campagne électorale on s'était tirés dessus, les pro-Zbidi, les pro-Karoui, les pro-Chahed, les pro-Tarres, les pro-Abir et j'en passe.
Aujourd'hui que reste-t-il de cette bataille? il y en a qui ont disparu et d'autres qui se maintiennent grâce à des groupes parlementaires à tailles modestes
En face, un parti islamiste certes affaibli mais toujours aux commandes, soutenu par un groupe parlementaire des plus extrémistes qui lui permet de demeurer incontournable au sein du parlement. Un parti islamiste qui se permet même le luxe d'avoir à sa disposition un groupe parlementaire dit progressiste qu'il malmène, tantôt le traitant de corrompu, tantôt faisant de lui un allié de la premiere heure 
En arbitre, un parti qui hier était traité de populiste, qui devient le plus sexy de tous les partis de la place sans qu'il n'ait changé ni de direction, ni de méthodes, mais qui a su garder un discours cohérent même s'il ne propose rien pour sortir le pays du marasme à part des clichés. 
Aujourd'hui, aucun discours de construction n'est possible, seul les invectives sont légion.
Pour saupoudrer tout cela, des plateaux télé, qu'ils soient politiques ou de variétés qui font du copier coller de médiocrité et d'analyses "boudourou" tous imbus de leurs personnes pensant seuls détenir les vérités. 
Ajoutons a ce paysage, une série de mauvaises nouvelles et ainsi toute initiative de construction possible est anéantie et étouffée dans l'oeuf. 
Cerise sur le gâteau, Ennahdha choisi, par calcul ou par inadvertance, ce qui semble être le pire des profils pour gouverner le pays.
Ennahdha, ce cancer qui ronge le pays, l'appauvri et installe la sinistrose dans la nation.
On disait que les résultats des élections de 2011 étaient un cauchemar. Ceux de 2019 sont une hécatombe


mardi 19 novembre 2019

Hallelujah!

Quelle sauce !
Lui il est issu du parti islamiste, avec un CV vide et un passé politique connu presque nul. Peut être faisait il partie de cette équipe qui travaille dans le secret comme beaucoup d’autres
Il est parachuté pour former le gouvernement et le voilà qui reçoit tour à tour, des islamistes, des populistes, des mafieux et des fascistes
En même temps pour faire joli, viennent se greffer quelques personnalités populaires et qui jouissent d’une aura de compétence pour enrober ce gâteau fait juste pour attirer blanche neige.
A coup de communication et de déclarations de plus en plus mielleuses au fil des jours, de plateaux télés et radios jouant la « neutralité »,s’installe un climat de sérénité
autour de cet homme si fortement décrié 3 jours auparavant
Ceux qui hier usaient de la violence, ont tué Lotfi Nahdh, craché sur la figure des artistes et des intellectuels,
Ceux qui hier blanchissaient les terroristes,
Ceux qui hier usaient du verbe populiste,
Ceux qui hier ont séparé les tunisiens et ont mis en place des tribunaux spéciaux à travers lesquels sont jugés les caciques de l’ancien régime,
Ceux là et d’autres, sont aujourd’hui consultés pour définir les contours du prochain gouvernement et assoir la politique, la vision et le devenir de la Tunisie.
Depuis près de 10 ans, nous avons banalisé les terroristes, les extrémistes, les mafieux,les contrebandiers... pour en arriver à finalement accepter que Rached Ghanouchi occupe la plus haute marche du pouvoir grâce aux votes des dit progressistes.
Sous nos yeux, notre pays est en train d’être remis aux mains de gens peu recommandables et qui ont une haine viscérale de la Tunisie moderne, ouverte sur le monde et tournée vers le futur
Hallelujah !

lundi 18 novembre 2019

Quand Nabil Karoui et les siens deviennent des philanthropes

Mes amis de Kalb Tounes nous disent qu’ils ont voté pour Rached Ghanouchi à l’ARP afin d’éviter que des anarchistes ne s’allient à Ennahdha et de ce fait, veulent nous expliquer qu’ils sont nos sauveurs.
A mes amis de Kalb Tounes, je dis que Ghanouchi est devenu President de l'ARP grâce a deux blocs, celui de KT et celui des pire va-t-en-guerre a savoir AL KARAMA que Ennahdha a soutenu pour le poste de second VP de l'ARP.
L'argument est faible amis de Kalb Tounes.
Disons juste que Nabil Karoui a choisi de ne pas rester dans l'opposition (en évitant de parler de ce qui se passe dans les coulisses et qui n'ont rien a voir avec la politique).
Maintenant Ghannouchi et son Majless Choura disent que KT n'est pas concerné avec la formation du gouvernement afin d'être fidèles avec leurs promesses faites a leurs électeurs.
Franchement cet argument de Kalb Tounes est sans sens aucun.
Pour la formation du gouvernement, Ennahdha si elle trouve des arrangements avec Tayar et Chaab, Kalb Tounes ne sera pas dans le gouvernement. Si non, Kalb Tounes sera le Joker qui complétera ce qui manque à Ennahdha pour former son gouvernement.
Nous avons assez pris les électeurs pour des moins que rien en leur promettant des choses et en faisant le contraire.
Je pense que cette fois-ci le moindre des respects c'est de cesser de leur dire des inepties. Ils nous ont déjà assez détesté ainsi

jeudi 14 novembre 2019

Gueule de bois

Bonjour,
Nous voilà réveillés le premier jour de la prise de pouvoir effective des islamistes sur le pays
Dans notre régime, l’ARP est l’institution la plus importante dans le pays
Le Président de l’assemblée a le pouvoir de choisir quelles lois faire passer en priorité et quelles orientations donner au pays
Il représente le pays à l’international à travers les dizaines et les dizaines de visites à l’étranger qu’il est amener à effectuer
Le Président remplace aussi le Président de la République en cas de pépin
Ennahdha a gagné et a pris le pays en main alors qu’elle a obtenu le score le plus faible qui soit
Ils ont échoué à la présidentielle et ont fait un petit score aux législatives
Et pourtant le pays est entre leurs mains
Ils vont former le gouvernement qui leur permettra de s’installer durablement dans l’administration
Encore une fois, ils sont sauvés par ceux qui ont juré par tous les Dieux que jamais ils ne s’allieront a eux
La Tunisie aujourd’hui est en train de basculer
Nous sommes dans un scénario pire que celui de 2011 puisque l’autre partenaire de Ennahdha, Karama, n’est rien d’autre que le CPR en bien plus violent et haineux
Ennahdha une fois en place devra négocier avec ses partenaires fascistes et autres islamistes de la mouvance dure, quel visage donner de la Tunisie
L’incomplète, le clientélisme, les abus, la non acceptation de l’autre, les attaques contre les médias, contre l’art et la création vont commencer
Oui c’est un mauvais jour
Voir Manouche a la tête de l’assemblée est le pire qui nous soit arrivé
Aujourd’hui, ce sera au tour du représentant de Karama de se faire élire par Ennahdha et 38 députés « progressistes » vice président de l’assemblée
Ennahdha a attendu ce moment pour prendre le pouvoir. Tous les pouvoirs
Elle le lâchera difficilement