dimanche 4 novembre 2012

La politique de l'autruche du Tak continue


Aujourd’hui dans le journal El Maghreb une grande interview de Ziad Miled en 3 pages. Une énorme nième perte pour Ettakatol qui se prive la des services d’un homme qui a toujours dit que la troïka ne pouvait fonctionner sans une "architecture politique" car c'est "un mariage sans amour" et dont la majeure insuffisance de cette troïka est l'absence d'un programme de coalition signé publiquement et approuvé par les bases des différents partis formant la coalition ainsi que la détermination des mécanismes qui permettent a l'instance de l'Etat de fonctionner et notamment le fait que le chef du gouvernement se devait d'avoir dans son cabinet un représentant de chaque parti qui soit le lien entre le gouvernement et les partis plutôt que cette commission de coordination qui prends des décisions notamment dans les désignations, dont l'application par le chef du gouvernement est différente. La faible taille de Ettakatol dans la coalition aurait pu être compensée par un meilleur "flair politique" et une anticipation des événements, comme entre autres, quand il a fallu négocier avec les autres partis suite a la crise du 23 octobre, la ou Ettakatol, par manque de ressources humaines, après ce déferlement de départs que le parti a toujours marginalisé et parce que ce sont toujours les mêmes qui veulent tout faire (alors qu'ils sont partisans), ne se sont pas rapprochés des partis démocratiques, cédant ainsi le pas a Ennahdha et du coup ont perdu une chance historique d'atténuer la crise. Il dit dans son interview comment les portefeuilles ministériels pour Ettakatol changeaient chaque jour et que le choix des ministres n'a pas été fait sur une base consensuelle avec les différentes structures du parti, ce qui ne donne de ce fait aucune cohésion entre les ministres et les militants du parti d’une part et poussent ainsi plusieurs a choisir de s'en aller devant cet esprit de fonctionnement, encore une fois, non démocratique d’autre part. Il explique que son départ a été très longuement réfléchi et que devant le choix cornélien qui consiste à se dire s'il fallait quitter sa ville et perdre ainsi des amis ou quitter sa campagne et ainsi se déraciner, il a choisi la première option. Car Zied est au Ettakatol enraciné dans les valeurs originelles du parti, lesquelles valeurs ont été bafouées et perdues ajouté au fait que le quotidien était devenu très ennuyant au sein du parti, la visibilité inexistante et la crédibilité totalement perdue. Le déclic final ayant été le dernier conseil national du parti ou au lieu que le conseil national ne débatte de la situation du pays, du rôle joué par les ministres du parti et de la critique interne, la direction du parti a choisi de discuter du sondage de l'IRI qui donnait de bons résultats a Ettakatol. Certains penseront que ce départ vient un peu tardivement, mais Zied qui fait partie de ceux qui pensent qu'il fallait faire une coalition gouvernementale, a mené sa mission jusqu'au bout et s'en est allé, alors que cela faisait très longtemps qu'il voulait le faire, au moment ou la commission de coordination dont il est membre allait commencer a traiter des problèmes de la constitution, et pour lui, ce sujet ne peut faire l'objet d'accords préalables et aucune concession. Il conclu en disant que pour l’avenir, ce qui l'intéresse c'est de continuer a défendre les libertés et que la page Ettakatol est tournée mais non déchirée. Pendant ce temps et a la page suivante du journal, nous avons une photo d'un Ben Jaafar enfoncé dans le fauteuil du Bey de Tunis dans un profond sommeil. Certains disent que pour devenir star, il suffit de quitter Ettakatol, mais ces gens la ne sont rien d'autres que des idiots-opportunistes qui n'ont jamais rien compris a la politique et qui adoptent, comme le fait le parti d'ailleurs, la politique de l'Autruche. Le départ de Ziad Miled avec le départ des 10 autres députés, les démissions en masse des différentes structures du parti et des cadres qui ont fait que Ettakatol se transforme de parti de résistance, en parti de masse et capable de se positionner pour gouverner sonne t-il la fin de Ettakatol? Oui et non à mon avis, car Ettakatol possède encore une chance de se retrouver une santé. Mais hélas, plus personne au sein du restant du, de ce parti n'est capable aujourd'hui de le faire

samedi 3 novembre 2012

Quand Ben Jaafar desespere les siens

http://www.kapitalis.com/afkar-2/68-tribune/12629-tunisie-quand-ben-jaafar-desespere-les-siens.html


Tunisie. Quand Ben Jaâfar désespère les siens

3

novembre

2012

à 07:42
Tunisie. Quand Ben Jaâfar désespère les siens
Ziad Miled, membre du bureau politique, du secrétariat exécutif d'Ettakatol, vient de présenter sa démission au président du parti, Mustapha Ben Jaâfar. Un énième départ qui suscite des interrogations sur l'avenir de ce parti.
Par Karim Baklouti Barketallah*
Depuis février dernier, et aussi avant, les départs d'Ettakatol se sont succédés. Des cadres du parti et de simples militants pour arriver à 10 députés qui s'en vont.
Aujourd'hui, et selon plusieurs organes de presse, c'est au tour de Ziad Miled de faire pareil.
Les valeurs dévoyés
Ziad Miled est ce qu'on peut appeler un «technocrate de l'ombre» au sein d'Ettakatol. C'est lui qui a préparé une multitude de notes pour le parti et pour ses ministres. Celui qui a besoin d'un papier pour se valoriser devant les chefs passait par Ziad, qui a toujours été au service de tout le monde. Sans calculs.
Il a contribué de manière importante à la rédaction du programme du parti et a sillonné le territoire de la république pour le présenter.
Ziad Miled est membre du bureau politique, du secrétariat exécutif du parti et membre de la coordination de la «troïka» (la coalition au pouvoir qu'Ettakatol forme avec le parti islamiste Ennahdha et le Congrès pour la république) où il a fait un travail remarquable notamment pour l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).
Aujourd'hui, et après avoir tout tenté, Ziad Miled, à son tour, claque la porte et annonce à Mustapha Ben Jaâfar qu'il ne peut plus continuer. Une page est tournée. Et le parti perd du coup l'un de ses plus brillants cadres
Quand on sert autant un parti et un homme; quand on s'attache autant à des valeurs que l'on croyait encore défendues par le parti; quand on se bat alors que le monde, autour, vous honnit, le départ est douloureux.
Les valeurs pour lesquels on est entré au parti ont été bafouées par ceux-là même qui les ont érigées.
Aujourd'hui, Ziad Miled, la mort dans l'âme, dévoile le fonds de sa pensée; il dit à son parti ce qui l'a retenu des mois durant mais qu'il n'a pu faire car il avait une mission qu'il ne pouvait laisser tomber. Négocier au mieux avec les partenaires d'Ettakatol le texte de loi créant l'Isie et d'autres sujets importants que personne d'autre que lui à Ettakatol n'aurait pu mener a bon port.
Maintenant, il a eu le courage de faire ce qu'il voulait depuis longtemps : s'exprimer et agir comme son instinct le lui dictait et pas comme il était tenu de le faire en étant un cadre dans un parti.
En harmonie avec le pays
Aujourd'hui, comme moi-même et comme beaucoup d'autres, Ziad est libre et il va jouer le rôle qu'il estimera le plus adéquat pour que la Tunisie demeure ce qu'il est et pour que tous nous puissions vivre en harmonie dans un pays que nous adorons.
Il a eu énormément de courage pour passer la barrière et refermer définitivement la porte derrière lui.
C'est dur, c'est pénible, mais il se devait de le faire, car Ziad est avant tout un homme de principes, un homme d'une très grande honnêteté intellectuelle et, surtout, un homme libre.
Quitter un parti comme Ettakatol, quand on y entre par conviction, n'est jamais simple. On ne se retrouve après nulle part. Et j'en sais quelque chose. Mais ensemble, avec lui et tous ceux qui croient en ces valeurs et en une Tunisie dans laquelle il y a de la place pour tout le monde, quelles que soient nos différences.
Pour nous, chaque Tunisien a droit à son pays et nous y croyons.
* Chef d'entreprise et ancien cadre d'Ettakatol.

vendredi 2 novembre 2012

Je veux la verite

Nous sommes passé d'une dictature a un système ou le citoyen a droit a la parole et instaure petit a petit une démocratie. Nous passons d'un dirigisme absolu a un système participatif. Nous passons d'un système ou tout était "offert" a un système ou l'on doit se battre pour avoir qq chose. Le pays a été dirige d'une façon horrible depuis 50 ans et beaucoup d'abus en termes de libertés et en termes
d'atteintes aux droits de l'homme ont été commis. Ce que je veux moi, c'est SAVOIR. Savoir ce qui s'est passe. Je veux entendre ceux qui ont tenu les rênes du RCD nous dire comment et pourquoi ils ont fait cela. Je veux qu'ils nous expliquent, je veux qu’ils se remettent en cause. Et après qu'ils rentrent chez eux. Aucun plaisir pour moi de les voire en prison. On ne peut passer l'éponge sur tant d'années de plomb sans rien savoir et sans que l'on se parle et qu'on se pardonne.
Comprendre le système et faire en sorte que cela ne se reproduise plus est fondamental. Pk seule Ennahdha a eu droit a connaitre la vérité. Cette vérité nous appartient a nous tous. Notre mémoire est en train d'être détruite comme ces tonnes de papiers après la révolution, c'est notre histoire et même si elle est douloureuse. et justement, car elle était douloureuse, qu’on est en droit de la connaître
Moi je suis très malheureux de ne pas comprendre. Je suis incapable de tourner la page ainsi même si je pardonne

Mais que reste-t-il du Tak?


Depuis Février dernier, et aussi avant, les départs du Tak se sont succédés. Des cadres du parti, des militants pour arriver a 10 députés qui s’en vont
Aujourd’hui, et selon plusieurs organes de presse, c ‘est au tour de Ziad Miled de faire pareil
Qui est Ziad Miled. Ziad Miled est ce qu’on peut appeler le « technocrate de l’ombre » au sein du parti. C’est lui qui a préparé une multitude de notes pour le parti et pour ses ministres. Celui qui a besoin d’un papier pour se valoriser devant les chefs, passe par Zied qui a toujours été au service de tout le monde. Sans calculs.
Ziad Miled est celui qui a contribue de manière importante a la rédaction du programme du parti et qui a sillonné le territoire pour le présenter.
Il est membre du Bureau Politique, du Secrétariat exécutif du parti et membre de la coordination de la troïka ou il a fait un travail remarquable notamment pour l’ISIE
Aujourd’hui et après avoir tout tente, ZM a son tour claque la porte et annonce a MBJ qu’il ne peut plus continuer.
Une page est tournée
Le parti perds du coup l’un de ses plus brillants cadres
Quand on sert autant un parti et un homme, quand on croit autant en les valeurs que l’on croyait encore inscrites dans le parti, quand on se bat malgré que le monde autour, vous honni, le départ est douloureux
Les valeurs pour lesquels on est rentre au parti,  ont été bafouées par ceux la même qui les ont créées
Aujourd’hui, ZM, la mort dans l’âme se dévoile, il dit a son parti ce qui l'a retenu des mois durant mais qu’il n’a pu le faire car il avait une mission qu’il ne pouvait laisser tomber. Négocier au mieux avec les partenaires du Tak le texte de l’ISIE et des choses fondamentales que personne d’autre que lui au Tak n’aurait pu mener a bon port
Maintenant, il a eu le courage de faire ce qu’il voulait faire depuis longtemps. S’exprimer et agir comme son instinct le lui dictait et pas comme il etait tenu de le faire en etant dans un parti.
Aujourd’hui, comme moi et comme beaucoup d’autres, Ziad est libre et il va jouer le rôle qu’il estimera le plus adéquat pour que le pays demeure ce qu’il est et pour que tous, nous puissions vivre en harmonie dans un pays que nous adorons
Il a eu énormément de courage pour passer la barrière et refermer définitivement  la porte derrière lui
C’est dur, c’est pénible, mais il se devait de le faire, car Ziad est avant tout un homme de principes, un homme d'une très grande honnêteté intellectuelle et un homme libre
Quitter un parti comme le Tak quand on y rentre par conviction n’est jamais simple. On ne se retrouve après nulle part. Et j’en sais quelque chose
Mais ensemble avec lui et tous ceux qui croient en ces valeurs et en une Tunisie dans laquelle il y a de la place pour tout le monde quelque soient nos différences.
Pour nous, : كل تونسي عندو الحق في بلادو.
Chaque Tunisien a droit a son pays et nous y croyons

mercredi 24 octobre 2012

Autopsie contradictoire

Résultats de la seconde autopsie effectuée sur Lotfi Naguez : «Le défunt avait été piétiné par devant et derrière. Il a reçu des coups provoqués par des objets massifs dont une barre de fer et un marteau. Plusieurs côtes avaient été cassées plus un bras. Il a reçu treize coups sur le dos provoqués par des gourdins de bois, entre autres. Un autre coup porté par un objet contondant porté derrière l’oreille, a été fatal. Beaucoup de sang a été perdu par l’oreille».

Mise au point


Depuis un certain temps, je suis la cible d'un certain nombre d'attaques et ce par rapport a mes positions et idées. Je voudrai, pour que les choses soient claires, préciser un certain nombre de choses par rapport a ma façon de voire les choses, et j'en suis libre. Pour moi, aujourd'hui n'est plus hier et le RCD n'existe plus et ne pourra plus jamais exister. Comme beaucoup, j'ai appelé, des fois sans discernement a la punition collective. J'estime que je me suis laissé aller a cet esprit qui nous a tous anime suite au départ du dictateur sans discerner entre le bon et le mauvais. Aujourd'hui je continue a penser que ceux qui ont abusé des biens publics, que ceux qui ont les mains tachées de sang, MAIS PAS SEULEMENT, également ceux qui ont contribué a porter Ben Ali au pouvoir et l'y maintenir et contribuer a l'enrichissement illicite de la famille, doivent payer. Mais je ne peux être d'accord sur cette façon de procéder par certains aujourd’hui, qui n'est rien d'autre qu'un appel a l'épuration avec leurs premiers dégâts constatés a Tataouine. La troika aujourd’hui, a les moyens d'activer la machine et de faire juger ceux qui ont commis des crimes en actionnant l'outil justice transitionnelle. Elle ne le fait pas pour pouvoir continuer à avoir la main sur la machine. Pourquoi voulez vous alors que j'accuse ceux avec lesquels ceux qui sont au pouvoir utilisent pour se maintenir le plus possible et mettre la main sur toutes les institutions de l'Etat.
La révolution est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’a ses prémisses. Mais aujourd’hui, elle commence a devenir sale quand on voit le niveau du débat politique et la montée de la violence
Je ne peux y adhérer et que ceux qui considèrent que j’ai changé de cap sont libres de le penser, mais moi je me sens cohérent et en phase avec mes valeurs, mes idéaux et moi même
La Tunisie ne pourra se faire en excluant aucune partie, qu’elle soit islamiste, destourienne, voire même salafiste.
Il est toutefois évident, pour moi, que la Tunisie a besoin d’hommes et de femmes nouveaux ou militants pour se reconstruire quitte a ce qu’ils fassent des erreurs dans leurs débuts et revoir a la tête du pays une quelconque personnalité ayant fait partie de l’entourage de Ben Ali ferait de moi un homme très triste

Clownesque

Après les conneries et déclarations des plus saugrenues, le meilleur gouvernement que Dieu a envoyé a ses peuples se mêle les pinceaux dans des histoires de moutons-phoques et de pèlerins en colère qui font des sit-in sur les lieux saints risquant de créer des polémiques, que dis je des incidents diplomatiques auprès de nos amis et alliés qataris et autres wahabis. Nos sponsors seraient mécontents que notre gouvernement, qu'ils pensaient le meilleur de la région, soit incapable de maîtriser ses révolutionnaires pèlerins qui vont exporter la révolution du jasmin dans les pays ou le jasmin ne poussera jamais. L'histoire ne dit pas si nos pèlerins égorgeront des moutons ou des phoques le jour de l'aid. Moi je le dis quand même que ce gouvernement avec ses ministres si compétents, ne peut faire autant de bêtises et je suis certain que l'affaire des pèlerins , qui pour une fois ne seraient pas poussés par BCE et Nida Tounes, est une manœuvre de la part de nos gouvernants pour faire pression sur nos amis khalijis afin qu'ils nous envoient les sous qu'ils ont promis à l'arrivée de notre troïka au pouvoir et qu'ils tardent a envoyer. Pas si bêtes que cela nos amis - gouvernants. Et dire que des stupides contestaient leur légitimité. Moi je soutiens, soutiens et soutiens.