jeudi 10 mars 2022

Boulimiques bouleversements

 En petit citoyen que je suis, petit chef d'entreprise, petit père de famille, je me pose des questions sur ce qui se passe à travers cette planète dans laquelle nous vivons.

Après 2 années de Covid bien éprouvantes, nous voilà vivant depuis une quinzaine de jours au rythme d'une guerre ent


re 2 voisins qui se connaissent bien avec une manipulation médiatique qui cette fois-ci n'a pas pu tout nous faire avaler comme elle l'avait fait durant l'invasion  et la destruction de l'Irak puis pour démanteler la Libye et nous parler d'un printemps arabe qui s'est avéré être bien sombre .

Quinze jours que l'on nous annonce que la Russie envahit l'Ukraine, que la population de ce pays fuit le pays et que l'on ne voit pas de soldats ni d'un côté ni de l'autre alors que les villes sont totalement détruites et les gens vivant une détresse des plus abominables

Les prix des denrées essentielles et en particulier le fuel et le blé ont flambé 

Les boycotts ont suivi les boycotts allant jusqu'au ridicule en boycottant artistes et autres sportifs, probablement eux mêmes contre la décision de leurs dirigeants d'envahir l'Ukraine.

Les revendications d'hier ne le sont plus. Zelensky, après avoir été à l'origine de cette invasion Russe, fait machine arrière toutes et dit que son pays ne cherche pas à rentrer dans l'Otan et que le Dombas est Russe.

Mais que diable fait cet homme responsable de la mort de ses concitoyens et de la destruction d'une bonne partie de son pays ?

Est ce qu'il a lui même été manipulé par les européens qui lui ont promis une adhésion  à l'Otan et une aide militaire sans précédent ?

Les Européens ont ils été eux mêmes manipulés par les américains ?

Et nous dans tout cela

Déjà très souffrants des conséquences du Covid, nous voilà souffrant de ces augmentations furieuses des prix des différentes denrées sans avoir les moyens d'y faire face 

Est ce que nouvel ordre mondial a pour objectif de nous appauvrir, affaiblir la Russie, diviser l'Europe et faire des USA la seule et unique puissance mondiale avec pour seul concurrent les cyniques Chinois ?

Le monde est en train de changer 

Indéniablement 

Nous en sommes les moutons de panurge

lundi 21 février 2022

La vie reprend . Comme.avant?

 Le Covid semble être derrière nous . Dans quelques jours, cela fera deux années que ce virus nous aurait pourri la vie 

En deux ans, il aura changé la face du monde.

Il a préparé tout le monde, même les peu initiés, à la communication virtuelle via Zoom Teams et autres. 

La vente des ordinateurs a explosé dans les foyers et les sites de vente virtuels sont désormais démocratisés 

Les coûts de logistiques sont devenu faramineux et les augmentations de prix dans tous les intrants ont atteint des records jamais vus auparavant 

Il nous aura rendus dociles envers ceux qui nous gouvernent qui désormais nous administreront vaccins , pilules ou même carte électronique dans nos corps sans que nous n'ayons rien à redire 

Nous avons appris les privations de libertés au nom de notre bien être, bien être décidé par ceux qui quelque part possèdent les grandes manettes 

Malgré une crise énorme, la croissance est vite de retour

Les interviews d'emploi se font désormais en virtuel et les demandes dans certains domaines ont explosé 

Les entreprises pourront désormais louer des espaces moins grands et demander à leurs commerciaux de travailler à partir de chez eux. 

Metaverse quand il a été annoncé n'a plus choqué personne. Voyager en restant chez soi ou assister à un la finale de la coupe du monde en étant assis dans son fauteuil tout en ayant payé 100 euros sa place chez soi sans nullement se sentir laisés 

Les consulats occidentaux, ont profité de cette situation pour donner des visas au compte gouttes et cela désormais ne sera plus choquant pour personne .

Covid fera en sorte que bientôt seule l'excellence primera et les 20% ne travailleront plus seuls pour les 80%... Le contraire risquant d'arriver 

Bonne semaine à toutes et à tous


jeudi 3 février 2022

Voyage imaginaire dans mon beau pays

 




Public
Voilà un moment que je n'étais pas venu à Tunis .
Très agréablement surpris
Dés ma descente d'avion j'ai senti un changement. Le tapis passager et l'escalator fonctionnent à nouveau
Une odeur très agréable rempli le terminal .
La police a été une formalité on ne peut plus simple. A peine une minute et mon passeport était tamponné.
Arrivé au niveau du tapis des bagages, les chariots flambants neufs étaient là.
Je suis rentré au free Shop pour prendre une bouteille de whisky et le choix était impressionnant
En sortant, j'ai trouvé que mon bagage était déjà sur le tapis depuis un moment semble-t-il.
Les agents de la douane souriants m'ont fait signe de passer .
Devant l'aérogare, les taxis bien rangés l'un derrière l'autre prenaient les clients dans l'ordre de leur arrivée. Pas de voitures stationnées et les agents de police a l'écoute.
Au parking de l'aéroport étaient rangés dans des box très bien aménagés les loueurs de voitures de location chacune avec sa couleur distinguée
On me donna une voiture avec 100 km au compteur et un plein d'essence.
En quittant l'aéroport, de la verdure partout et une propreté extraordinaire.
Quelques chantiers ici et la, étaient protégés par de belles balustrades sur lesquelles les afficheurs faisaient connaître leurs marques (HSBC, Hertz, Visa, des images de Carthage et sidibousaid...)
En même pas 20 mn je me suis retrouvé au péage de Mornague avec des passages pour les abonnés fort nombreux.
Je m'arrête la tellement j'ai été émerveillé de ce que j'ai vu en arrivant à Tunis, tellement c'est propre et bien ordonné
Quelque chose de positif s'est vraiment réalisé en Tunisie !
Episode 2
Après le péage de Mornag j'ai poursuivi ma route hier direction Hammamet.
En roulant sur l'autoroute avec ma voiture de location flambant neuve, j'avais l'impression de rouler sur un tapis.
J'étais tenté d'accélérer mais les nombreux nouveaux radars m'en ont dissuadé
Ayant envie d'un café , je me suis arrêté à la station TOTAL Énergies de l'autoroute
Aussitôt que j'ai stationné, un homme la soixantaine habillé d'une belle tenue rouge vissant une casquette sur sa tête, s'est attelé à nettoyer mon pare brise
A l'entrée, l'odeur du café était enivrante. Des sandwichs froid enveloppés dans du papier recyclable étaient proposés
Pendant qu'on me préparait mon café , je suis passé aux toilettes pour une petite envie
Des chasses d'eau propres avec détecteurs dégageaient l'eau . Plusieurs distributeurs dégageaient une odeur de lavande et le sol était propre tout comme les lavabos.
Mon café me fut servi par une charmante serveuse souriante , dans une belle tasse blanche accompagnée d'une petite bouteille d'eau légèrement fraîche
Je repris mon véhicule direction mon hôtel
Les barrages à l'entrée de la ville n'étaient plus la et aucune voiture n'était garée ni d'un côté ni de l'autre de la route
Le rond point était orné d'une belle fontaine autour de laquelle un beau petit jardin fleuri était planté.
J'arrive à mon hôtel. A l'entrée le garde accueillant me demande très courtoisement mon pass vaccinal tandis que son collègue passait le miroir sous ma voiture .
Je n'ai entendu d'eux que bienvenu Monsieur, le parking est au fond à droite, mettez votre véhicule au niveau des abris réservés aux invités de notre établissement .
A la réception et l'annonce de mon nom, la personne a la réception vêtue d'une bleu turquoise, me demanda avec son plus beau sourire une pièce d'identité et me remis mes clés en demandant à un bagagiste de me raccompagner à ma chambre en me remettant un bon pour une boisson de bienvenue à mon goût à prendre au bar
Je lui demandais s'il n'y avait pas une fiche à remplir. Elle me répondit que tout comme à l'aéroport, ces fiches n'existaient plus
Après m'être reposé un moment, j'ai décidé de sortir dîner
J'avais le choix entre la multitude de bars et restaurants tous qui semblaient offrir des menus exceptionnels et un cadre magnifique.
A l'entrée on me souhaita la bienvenu, m'offrant un jasmin et me demandant la vue que je voulais .
Je passe sur la convivialité, la musique excellente avec une sono de qualité et la qualité du service offerte par des serveurs souriants et aux petits soins .
J'ai même eu droit au changement d'un plat que j'avais pourtant entamé à moitié et dont le serveur s'est rendu compte que j'avais fais un mauvais choix en le prenant.
Fatigué par cette propreté, cet accueil, l'excellente nourriture et le choix de vins exceptionnels, je suis rentré à mon hôtel les étoiles plein la tête, fier de la transformation positive subie par mon pays


samedi 4 décembre 2021

Molière mon bien aimé


 J'aime la langue française, ses verbes, la tournure de ses phrases, sa complexité, ses accents graves, circonflexes, ses cédilles, ses apostrophes

J'aime ses virgules qui une fois mal placées changent tout le sens d'une phrase. 

J'aime m'amuser à deviner s'il faut un a ou un à, un et ou est 

Et puis le ou et le où 

Elle est drôle cette langue française quand elle te dit que le pluriel d'un chien c'est des chiens, que le pluriel d'un Pika (c'est un petit animal super mignon, allez sur Google pour le voir) ce sont des Pikas mais que le pluriel de cheval c'est chevaux 

J'aime cette langue qui te laisse hésiter à écrire combien même où quand bien même, quand tu ne sais pas s'il faut mettre un d ou un t à quand. 

Voyelles, consonnes ? Gare à ceux qui se trompent..il y aura toujours quelqu'un pour les corriger ou leur remonter les bretelles. D'ailleurs c'est leur ou leurs ?

Et puis cette langue, moi je l'aime par l'élégance de ses mots, la courtoisie et les multiples sens d'un mot en fonction de où il est placé dans une phrase 

Autant pour moi si j'ai mal su vous dire la chose 

Je vous vouvoies? Je préfère VOUS tutoyer. C'est plus intime et ça permet de mieux se connaître .

Et puis le S, le T a la fin d'un verbe ..mais qui s'accorde avec quoi ?

Et deux verbes qui se suivent, attention à ne jamais les oublier . Ils s'accordent toujours que vous le vouliez ou pas . Où bien faudrait il dire que vous le voulez ou pas ?

N'oubliez pas le h de la Hache et assi celle du hiatus . Hiatus avec un i ou un y? 

Confus, vous m'en voyez désolé de vous avoir importuné avec cette pubcation sens dessus dessous .

Je pourrai poursuivre ainsi pour un bon pour de temps. Ou bien faudrait il dire pour encore pour un long moment ?

Mais que Diable ! J'aime cette langue. 

Riche, variée, compliquée, tellement réconfortante à la fois 

Je vous aime

samedi 2 janvier 2021

10 ans après, quel bilan pour la famille « progressiste » ?

 


10 ans après, quel bilan pour la famille « progressiste » ?

 

2020 est parti avec son bilan. 

Mais au-delà, quel bilan tirer d’une expérience démocratique de 10 ans.

10 ans après, ou en est le camp des forces qui se disent progressistes et quelles responsabilités avons-nous les uns les autres dans les conséquences de cette gestion politique avant tout, qui a mené le pays a ces difficultés économiques terribles et qui a permis à des personnes comme Kais Said , Abir Moussi ou encore moins Seifeddine Makhlouf d’occuper les devants de la scène ?

 

Il n’est point besoin de trop disserter pour dire que la raison première a cette débâcle du camp, appelons les civilistes, - vu qu’il n’est pas tout à fait idoine de dire qu’il soit progressiste ou moderniste- est cette facilité avec laquelle certains sont arrivés au pouvoir et leur manque de courage de mener à bon port les idées progressistes qu’ils portent naturellement dans leurs gènes (bourguibistes).

 

Deux raisons que les diables d’islamistes ont vite fait de détecter et ont fait en sorte que ceux qui se devaient d’être leurs ennemis deviennent leurs meilleurs alliés et même défenseurs.

 

Feu Beji Caid Essebsi de son propre aveu, n’a-t-il pas pris son bâton de pèlerin pour blanchir les islamistes auprès des institutions internationales leur affirmant que ceux qui n’hésitaient pas à poser des bombes pour prendre le pouvoir, se sont repenti et ont  choisi la voie de la République civile mettant de côté leurs idéologies islamistes ? 

 

Citons-les sans trop de détours ceux qui ont été aux commandes et qui ont permis a Ennahdha de demeurer toujours aux premières loges malgré leurs pertes de popularité électorales au fil des années. Ils ont tous juré de ne pas travailler avec les islamistes :

 

1-    Ettakatol et Mustafa Ben Jaafar qui le premier a permis aux islamistes de porter le costume et la cravate faisant croire au monde que l’habit fait le moine. En s’associant à eux, lui le progressiste issu de la famille des droit de l’hommistes et l’internationale socialiste, il leur a ouvert grand les portes d’un carnet d’adresses et en particulier français, de personnes auxquelles ils n’auraient jamais eu accès . Acte 1 du blanchiment

2-    Je ne dirai pas Nidaa Tounes, mais plutôt Beji Caid Essebsi. Alors qu’il a gagné toutes les élections en 2014, Beji Caid Essebsi a choisi non pas uniquement de s’allier à Ennahdha arguant pour cela du système politique en place, mais d’en faire de véritables partenaires et alliés. Rappelons-nous uniquement la coordination parfaite entre les deux groupes parlementaires, celui de Nidaa et celui d’Ennahdha au sein du parlement ou encore la participation de Beji Caid Essebsi au congrès d’Ennahdha et celle de Rached Ghanouchi au simulacre de congres de Nidaa Tounes a Hammamet. Acte 2

3-    Tahya Tounes. Parti au pouvoir grâce au fameux pacte de Carthage qui suite à l’éviction de Habib Essid a désigné Youssef Chahed Chef du Gouvernement. Quelques mois après sa désignation Chahed a vu son propre parti dirigé par le fils du Président de la République vouloir l’évincer. Le système politique étant ce qu’il était et afin de ne pas permettre la motion de censure au parlement, l’alliance avec le parti islamiste devint réalité. Acte 3

4-    Nabil Karoui et Qalb Tounes. Certains diront que c’est parce qu’il voulait se protéger de la justice. Mais Karoui n’est-il pas derrière la rencontre historique de Paris qui a réuni Ghanouchi et Beji Caid Essebsi ou encore derrière ces fameuses rencontres cherchant à trouver un grand père commun aux islamistes et aux civilistes ? Quoi qu’il en soit, Nabil Karoui en installant Ghanouchi a la tête du parlement termina l’acte 4 de la prise de pouvoir des islamistes sur l’instance la plus importante du système politique tunisien.

A chaque acte, Ennahdha qui paraissait faiblir au point d’être achevée, soit par l’assassinat de Chokri Belaid, la chute de Morsi en Égypte ou tout simplement par la perte de sa popularité et le nombre de plus en plus faible au sein du parlement, trouva en la famille qui se dit moderniste un allié fort précieux.

 

 Il n’est point besoin alors de trop s’attarder sur la montée en puissance de Abir Moussi qui garde un discours cohérent et constant envers les islamistes. Discours qui tenus auparavant par Beji Caid Essebsi, Mustafa Ben Jaafar ou Nabil Karoui leur permis les faveurs des urnes.

 

Nous voilà en 2020 avec une famille qui se revendique toutes bourguibistes, modernistes, progressistes totalement déchirées, éparpillées subissant la pire des défaites aux élections de 2019 et un parti islamiste qui se permet même le luxe d’avoir comme allié et exécutant de ses basses besognes, un groupe parlementaire dont les membres sont proches des mouvances radicales extrémistes bien représentés au sein du parlement.

 

L’acte 5 quant à lui aurait été le retour normal des choses et la victoire de la révolution dans le sens du progrès, le modernisme et de la démocratie. 

Hélas, et de mon point de vue, ces échecs et trahisons répétées, ajoutées à une situation économique des plus critiques, freineront ce rêve 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 14 juin 2020

FAKHFAKH SUR LA 9 : 100 jours après

Fakhfakh sur la 9 : L’essentiel 100 jours après

 

·      Je dis au tunisien qu’il doit être fier des résultats obtenus par le pays face au COVID-19. Nous l’avons combattu et avons gagné avec les moindres dégâts. La facture aurait pu être beaucoup plus salée.

·      Aujourd’hui nous pouvons solennellement annoncer que nous avons battu la CORONA.

·      Le pays est retourné au travail a 100% et nous nous apprêtons à ouvrir nos frontières au 27 juin.

·      Depuis le début du confinement 25000 tunisiens bloqués à l’étranger sont rentrés grâce aux efforts de l’État. Nous avons été jusqu’à mobiliser les avions de l’armée pour cela

·      Le touriste va aller à l’hôtel en étant confiné obligatoirement à l’hôtel pendant une semaine.
Le tunisien venant de l’étranger sera confiné 14 jours chez lui.

·      Le Président de la fédération de l’hôtellerie peut dire ce qu’il veut. Nous, nous savons ce que nous faisons.

·      Le monde est en train d’apprendre de nous. Nous sommes une référence.

·      Contrairement aux dirigeants d’autres pays, nous ne sommes jamais revenus sur des décisions que nous avons prises à propos de la CORONAVIRUS

·      Nous avons émis 36 décrets en lien avec le COVID

·      En ce qui concerne le ministre qui a été autorisé à partir en France pendant l’aïd, il se peut que j’ai mal évalué la situation en l’autorisant à partir.

·      Pour ce qui concerne la voiture du ministre utilisé par sa fille, une enquête administrative et une enquête judiciaire ont été ouvertes. Personne n’a de plume sur sa tête (ma famma had ala rassou richa).

·      Il y a des gens qui ont été malmenés après la révolution pour des actions qu’ils avaient menés sous le régime de Ben Ali sans en tirer profit. C’est pourquoi nous avons promulgué l’article 96. Ceux qui ont abusé payeront.

·      La décision la plus difficile que j’ai eu à prendre a été l’annonce du confinement général

·      Le cout de la COVID ne peut être bien évalué pour l’instant. Ce que nous pouvons évaluer c’est le recul de la croissance qui serait de - 4,3% (négatif), avec des recettes fiscales de plus de 4 milliards de dinars

·      La décision que j’ai prise c’est de ne plus emprunter a l’extérieur mis à part ce qui a été programmée

·      Notre endettement est aujourd’hui a 60% du PIB alors qu’il était de 30% en 2013.

·      Nous allons restructurer nos endettements intérieurs

·      Nous avons taxé l’argent qui est à la banque afin que cet argent aille dans l’économie. L’argent doit aller à l’investissement, à la consommation, a la croissance … et non rester à la banque

·      Nous avons payé plus de 300 MDT de dettes envers les fournisseurs de l’État. Nous avons trouvé un endettement interne de l’État qui s’élève à 8,5 millions de dinars. Nous devons être de bons payeurs comme nous ne devons pas regarder nos entreprises publiques mourir sans intervenir.  Il y a trop de fuites en avant. L’État se doit d’être responsable

·      Nous sommes dans une situation très critique et je ne poursuivrais pas dans cette voie

·      Nous avons créé une commission avec l’UGTT (6+6) et tout y sera débattu. Nous sommes l’un et l’autre responsables. Si nous poursuivons ainsi dans la gestion des caisses sociales nous pourrons être amenés a avoir du mal a payer les retraites, nous risquons de réduire les salaires  

·      Nous ne pouvons poursuivre la politique des augmentations des salaires et la distribution des primes. Nous respecterons les engagements pris par l’État. Nous ne nous aventurerons pas avec le pays et ne le mènerons pas a la faillite

·      Nous ne pouvons voir des gens ne rien faire et les payer

·      Nous ne pouvons voir que seul le 1/3 des effectifs du port travaillent

·      Nous avons tout dit a l’UGTT. Nous discutons avec eux en toute transparence

·      Je porte en partie l’esprit de l’UGTT et en particulier la sauvegarde des emplois

·      L’état est un mauvais gestionnaire. Tous les actifs de l’État sont très mal gérés

·      Je suis actionnaire dans une entreprise qui travaille dans le domaine .environnemental. J’y possède 20% d’actions. Cette entreprise travaille avec l’État.

·      C’est une accusation que d’avoir une entreprise ?

·      Nous avons ouvert le dossier de la concurrence afin de casser avec les rentes de situation

·      En 2013 je présidais la commission de confiscation de par ma fonction de ministre des finances. Nous avions alors décidé de faire la justice transitionnelle pour régler les problèmes. Hélas la justice transitionnelle n’a pas réussi. Il y a eu des arrangements entre ceux qui ont gouverné et ceux qui étaient accusés sans pour autant que les problèmes de ces derniers ne soient réglés  

·      Le président de la République a une initiative sur laquelle il travaille et nous allons la présenter afin de fermer cette plaie

·      Nous devons trouver une formule transparente et non plus sous la table, pour régler ce problème sachant qu’il y en a qui ont profité encore même après la révolution.

·      Nous avons porté 32 procès au pôle économique et nous renforçons ses moyens

·      Parmi nos priorités c’est de trouver une solution au bassin minier. Un plan qui peut durer une dizaine d’années afin que le phosphate crée le progrès dans la région. Cette société rapportait 800 millions de dinars. Aujourd’hui elle coute a l’État 200 millions de dinars

·      La confiance au sein de la coalition gouvernementale est encore fragile . Il y a des fois des différences d’opinions et des fois nous nous entendons

·      Quand j’ai eu cette opportunité d’occuper ce poste alors que j’avais perdu les élections, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Sils veulent cette voie j’irai dans ce sens, s’ils n’en veulent pas, je ne choisirai pas leur voie

·      Je ne vois pas de motion de censure venir pour me retirer la confiance du parlement

·      Le Président ne s’oppose pas a l’entrée de Qalb Tounes au gouvernement. Il ne m’a jamais rien demande depuis qu’il m’a choisi . Il ne m’a posé aucune condition et m’a dit de former le gouvernement sur la base des valeurs que nous partageons ensemble lui et moi.

·      Le gouvernement n’est pas celui d’Ennahdha. Ce sont des partenaires

·      Ghanouchi s’il a des choses a faire, qu’il les fasse. Il est une composante de la coalition gouvernementale. Il n’est pas le gouvernement et ne m’a pas choisi

·      Le gouvernement n’a encore présenté aucun projet de loi au parlement. Nous allons présenté une série de lois

·      Nous ne sommes pas obligés de faire rentrer Qalb Tounes au gouvernement. J’ai une coalition et je travaille pour renforcer cette coalition. Il s’agit là d’une véritable union nationale

·      L’électeur a choisi des valeurs. Je respecte sa volonté et je n’ai pas changé de position et ne voit de ce fait pas l’intérêt ni l’utilité de faire rentrer Qalb Tounes

·      Je suis là pour un projet, un rêve et pour l’intérêt du pays. Je ne demande aucun plébiscite parlementaire

·       Cette coalition gouvernementale n’a pas échoué encore. Il n’y a pas lieu de la changer

·      Nous croyons en la liberté de la presse. Nous voulons la renforcer

·      L’agenda du gouvernement personne ne le lui écrit. Ce qui se passe à l’assemblée regarde l’assemblée et cela ne m’empêche pas de donner mon avis. Nous ne rentrerons pas dans cette mascarade sur la relation avec la France ou l’interventionnisme étranger en Libye

·      Je n’envisage de créer ni un parti ni un groupe parlementaire. Mes préoccupations sont ailleurs . Elles sont pour l’intérêt du pays