mercredi 15 juillet 2015

Sofiene Ben Farhat excelle, BCE dit tout

Dans une sorte de causerie, en face d'un journaliste qui ne lâche rien, BCE n'a pas esquivé des questions parfois gênantes et s'est voulu réconfortant pour les tunisiens les tenant informés de tout ce qui peut les intéresser 
Il a expliqué que la loi sur la réconciliation ne concernera pas les 114 personnes objet de la saisie de leurs biens, ni les personnes fuyant à l'étranger 

BCE à confirmé l'état de désolation dans lequel il a trouvé le pays après une gouvernance catastrophique de ennahdha
sur l'insistance de Sofiane Ben Farhat, il a avoué l'existence d'une police parallèle - même s 'il ne l'a pas clairement nommée- au sein du ministère de l'intérieur
Concernant la situation sécuritaire, il a expliqué que la LFC , reverra les priorités pour tenir compte des nouvelles priorités en ce sens
Concernant ses relations avec R.Ghanouchi, il fait appel au fait du prince, fonctionner avec la situation telle qu'elle se trouve, pour dire qu'il faut tout d'abord avoir de l'humilité et que sa mission est de sortir le pays de la situation difficile dans laquelle il se trouve
BCE demeure confiant malgré les difficultés et insiste sur le fait qu'il faut un nouveau climat tourné vers l'avenir et sur l'enseignement de qualité. Il veut un état du 21e siècle fier de son passé
La Tunisie qui n'avait plus de Président depuis Bourguiba jusqu'aux années 70, possède aujourd'hui un Président responsable et de grande envergure .
Il veut une Tunisie joyeuse et s'adresse aux gens défavorisés pour leur dire qu'il doivent garder espoir

samedi 4 juillet 2015

La Tunisie est en guerre


Il ne s'agit pas de dire si le discours, qui du reste a aborde tous les sujets, de BCE est bon ou pas autant qu'il s'agit de se rendre compte de la gravite de la situation
Un état d'urgence que le President de la République ne voulait pas dans une première étape au vu de ses conséquences sur le tourisme en particulier et l'économie en général 

Devant la gravite de la situation sur le plan securitaire, devant la quasi inactivité de l'ensemble de nos activités économiques et étant donné aussi que les compagnies d'assurance n'assuraient plus les touristes qui se rendent en Tunisie, il a fallu passer par cet état de fait qui mets toutes nos forces existantes dans le pays sur le qui vive et qui appelle a une solidarité entre toutes les composantes de la nation, composantes qui partagent les mêmes valeurs qui sont le respect de la constitution et de la République tunisienne telle que définie dans cette constitution.
Les premières actions ont commence, fermeture de mosquées, destitutions de certains imams, limogeage du président du Conseil Superieur Islamique... D'autres vont suivre
On ne peut combattre le terrorisme, tout en continuant a etre permissif avec ceux qui ne croient pas en les valeurs de la République tunisienne
Le President de la République l'a dit : Nous sommes en état de guerre!
Que Dieu protège notre pays
Solidaires pour combattre ce fléau qui nous veut beaucoup de mal

samedi 27 juin 2015

Pour faire la guerre, il faut avoir le coeur gros

Et si nous affrontions notre dure réalité :
Le President de la République l'a dit, le chef du gouvernement aussi : Le pays est en guerre contre le terrorisme.
Qui dit guerre, dit des efforts supplémentaires pour recruter, former et équiper les différents corps securitaires et militaires
Il se trouve que depuis 3 ans, nous empruntons pour manger, pour payer les salaires.
Il se trouve que des l'année prochaine, nous allons commencer a rembourser de grosses annuités de nos crédits pris ça et la
Effort de guerre pour un pays lourdement endetté, c'est reporter tous les choix économiques en termes de développement a plus tard. L'urgence étant de rester en vie .
Pas de développement, pas d'investissements publics et privés, c'est encore de la misère, encore des gens laissés pour compte et encore des proies faciles a recruter pour semer la terreur et tuer.
Le tourisme qui rapporte 3,5 milliards ne rapportera pas grand chose cette année
Le phosphate on le sait déjà
La croissance qui devait se situer aux alentours de 1% risque de se transformer en récession pour 2015 et certainement 2016
Hier, lors d'un rebat télévisé ou l'on demandait une paix sociale, Samir Cheffi​ secrétaire adjoint de l'UGTT est intervenu pour dire en gros, faites ce que vous voulez, mais pas nous. Nous avons des revendications et nous continuerons a les porter haut
Si je comprend que les gens ont des revendications légitimes, je saisi mieux le fait que le pays est sur les rotules et que si tous les efforts ne sont pas mis ensemble et orientés dans le même sens, celle de sauver ce qui peut encore l'etre, si nous pouvons encore le sauver. Ce sur quoi j'émet personnellement de grosses réserves.
Qui va investir en ces temps si durs. Celui qui a de l'argent et au vu de la situation va préférer les économiser pour des jours encore plus durs.
Notre pain noir, on commence a le manger et Bardo comme Sousse nous ont montre combien nous étions fébriles
Nos chances de nous relever sont faibles mais elles ne sont pas inexistantes .
L'égoïsme et les calculs court termistes nous mèneront vers le néant .
Les mesures prises par le chef du gouvernement, même si elles sont bonnes, ne sont pas suffisantes et on voit bien qu'il a du tenir compte des équilibres politiques.
Or quand on est en guerre, on ne calcule pas, on cherche juste a abattre l'adversaire et pas tous les moyens.
Les mesures du chef du gouvernement ne sont pas des mesures guerrières, elles sont assez timides et certaines ne seront même pas mises en place car le chef du gouvernement dépend de 4 partis et il est incapable, dans la situation actuelle, de prendre de grosses décisions sans trouver le consensus entre Nidaa et Ennahdha. Il ne peut même pas remplacer un ministre sans l'aval du quartet et les quotas qui ont été alloues a chaque parti du quartet
La verite la voici et la société civile comme le peuple qui ont conduit le processus se doivent de prendre conscience de cela en soutenant fortement le gouvernement pour qu'il ait les coudées franches.
Habib Essid le sait, s'il prend des mesures qui vont a l'encontre des intérêts des partis les plus puissants, il risque une motion de censure
C'est le tort de notre système politique actuel qui en théorie consacre la démocratie mais qui empêche un gouvernement en guerre d'agir librement
La guerre est déclarée, elle est avouée et nous nous devons de l'affronter
Nous ne pourrons pas l'éviter, mais nous pourrons l'écourter si le gouvernement avait les moyens de ses politiques
Préparons nous au plus dur, mais soyons forts et solidaires
Stigmatisons tous ceux qui veulent nuire au pays et a son devenir, au devenir de nos enfants
Désolé d'etre aussi pessimiste, mais c'est mon ressentiment et je voulais le partager avec vous


lundi 4 mai 2015

CE GOUVERNEMENT VA REUSSIR


Je fais partie de ceux qui croient que ce gouvernement Essid va réussir .
La première des priorités est en train de se réaliser doucement mais très surement. Combattre le terrorisme et le banditisme. On sent qu'il y a un travail de méthode qui porte progressivement ses fruits.
Ensuite, ce gouvernement est en train d'acheter la paix sociale. Très important pour mener ensuite les reformes structurelles douloureuses certes, mais indispensables.

Ce gouvernement ne communique pas, mais travaille. le déficit commercial a baissé, les avoirs en devises ont augmenté (127 jours désormais contre 112 a fin 2014) , les investissements étrangers sont en hausse (+45.5% par rapport a la même période de 2014).
La Banque Mondiale serait prête a injecter 4 milliards de $ dans l'économie sur les 5 prochaines années...
Selon moi, ce gouvernement doit continuer sur sa lancée, changer quelques ministres, engager les reformes une fois les bases nécessaires mises en place avec l'UGTT et enfin se libérer de l'UPL qui n'a pas sa raison d'etre selon moi dans cette coalition gouvernementale

lundi 16 mars 2015

Mais pourquoi il s'est adresse a nous?

Le chef du gouvernement nous a dit qu'il est optimiste malgré :

que la situation securitaire est encore dangereuse, que les investissements ont baisse de – 21% par rapport a 2013 et + que 30% par rapport a 2010, que le déficit budgétaire est important, que les caisses de compensation sont déficientes , que l'inflation est plus importante que la croissance, que les projets autoroutiers sont suspendus, que la situation sociale est catastrophique et que le chômage est très élevé
Il nous dit que plusieurs conventions d’augmentation des salaires n'ont pas été mises en place et qu'il n'existe pas un modèle de développement clair mais une navigation a vue
Il nous dit sans savoir comment que le gouvernement a mis en place une vision sur les 5 prochaines années et que plusieurs centaines de terroristes ont été arrêtés
Merci
Mais au fait, Monsieur le chef du gouvernement vous vouliez nous dire quoi?

samedi 14 mars 2015

Tunisie : Cherche sa voie désespérément

Une semaine durant, nous avons assisté a un crêpage de chignons sur les plateaux de televisions, des insultes, un niveau des plus abjects incarné par un certain Chafik Jarraya, qui le disait lui meme, en relation avec plus de 7 des grands des Trabelsya, qui a des relations plus que douteuses avec la Libye.

Une semaine durant, ou nous avons assisté a de grandes dissensions dans le parti qui a donné beaucoup d'espoir aux millions de tunisiens et qui se retrouve aujourd'hui avec deux conseils nationaux, l'un se réunissant aujourd'hui et qui est convoqué par ceux qui ne veulent plus reconnaitre le Comite Constitutif du parti et un second qui est appelé par ces derniers dans un mois
Tout cela, sous un pouvoir d'achat de plus en plus chancelant, un dinar que l'on va bientôt troquer contre des cacahuètes, un terrorisme qui prend de plus en plus d'ampleur, un gouvernement sans veritable feuille de route, une contrebande qui s'installe comme palliatif a la veritable économie, une guerre entre avocats et juges et un peuple qui perd espoir et qui se met meme a regretter un temps O combien honni.
Ou va notre pays? Serions nous capables de relever les défis et de nous remettre au travail,
Difficile, en tous les cas, nous avons du mal a percevoir la moindre lueur d'espoir

lundi 2 février 2015

Ce sentiment d'impuissance!!!!!

Ca bouillonne, ça cause, ça parle de traîtrise, de mauvaise foi, de manipulation.
Le monstre, celui qu'on a voulu nous montrer comme celui qui a détruit le pays et qui veut nous changer et changer notre mode de société qui a souvent fait notre fierté, est rentré, que dis-je, nous l'avons fait rentrer. 

Notre campagne, on l'a menée sur un unique axe : la diabolisation de notre adversaire. Ceci est un fait et nous ne pouvons dire aujourd'hui que le monstre d'hier est devenu soudainement un ange. Chokri Belaïd, Siliana, 9 Avril, UGTT, Sit-in du bardo, bagarres autour des libertés, l'indépendance de la justice et la civilité de l'état au sein de l'assemblée, Jerba, Ligues de Protection de la Révolution, Lotfi Nagdh, police parallèle, indemnités sauvages, attaque de l'ambassade des USA, permissivité avec Ansar Chariâa allant jusqu'à offrir la fuite a Abou Iyadh... 

Nous avons si vite oublié? Non, tout cela est récent et nous fait encore mal. Et c'est pourquoi par centaines de milliers on s'est mobilisés pour défendre Nidaa et Béji Caïd Essebsi. Le 26 Octobre, la délivrance enfin! On fête, on danse, on chante, ON a mis Ennahdha dehors. ON a gagné 3 élections On le savait déjà depuis hier et avant hier, mais on n'a pas voulu y croire. 
Aujourd'hui à 12 heures, Habib Essid, nous l'annonce. 

Ennahdha sera là avec un ministre et trois secrétaires d'état (au moins) dont Najmeddine Hamrouni et Zied Laâdhari. Woaw! Le couperet! On peut justifier maintenant comment on veut. On a besoin d'une bonne majorité pour gouverner, on n'a pas le choix, on a du mal même pour avoir les 109, on n'a été élus qu'avec 86 voix et cela ne nous donne pas la possibilité que de voir avec le second parti qui en possède 69.

Tous ces arguments seront difficilement acceptés par toutes celles auxquelles Ennahdha a fait vivre le pire en leur parlant de khitan al banat, de jihed ennikah, en les traitant de complémentaires à l'homme ou qui empêchaient les filles de 5 ans de vivre leur enfance Et puis, et puis, quel hasard! Ce gouvernement sera voté la même semaine que celle de la commémoration de l'assassinat de Chokri Belaïd, assassinat pour lequel Ennahdha ou une partie de Ennahdha ne semble pas si innocente.

Et maintenant? Et maintenant, pour positiver moi je dirai que ce gouvernement comporte des gens comme Taieb Baccouche, Saïd Aïdi, Youssef Chahed, Chawki Terzi, Neji Djelloul, Latifa Lakhdhar, Kamel Jendoubi, Mahmoud Ben Romdhane Slim Chaker... et que ces gens là seront certainement à la hauteur même si on ne peut que regretter l'éviction de la grande, très grande Khadija Cherif. Le pays a besoin de redémarrer. Nous sommes au bord du bord de tout. Mais est-ce facile de faire comme si, après tant et tant de combats contre ces obscurantistes. Est-ce si facile de se dire on vote et on se met au travail ? Est-ce si facile de donner une virginité à Ennahdha ? Ce parti qui ne croit en rien de la démocratie. La discipline partisane me dit que oui mais au fond de moi, je me sens trahi d'avoir promis et promis tant de choses. Je veux rester cohérent avec moi même, réfléchir et prendre du recul avec pour filigrane, la reconstruction d'un parti qui va avoir beaucoup de mal à convaincre ses électeurs de ses choix, choix qu'il se doit d'assumer même s'il n'avait en fait, pas trop le choix. Nous donnons dans les faits à Ennahdha la possibilité de sortir de son isolement.



http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?t=520&a=53286&temp=3&lang=